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Le Pape célébrant l'eucharistie du 2 octobre 2018 à la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. Le Pape célébrant l'eucharistie du 2 octobre 2018 à la chapelle de la Maison Sainte-Marthe.  (Vatican Media)

Homélie à Sainte-Marthe: les Anges gardiens sont notre porte quotidienne vers la transcendance

En ce jour de la Fête des Saints Anges gardiens, le Pape a pris appui sur le rôle des protecteurs que Dieu nous confie : les anges, compagnons, gardiens, boussoles sur la route de notre vie et portes ouvertes vers Dieu.

Gabriella Ceraso – Cité du Vatican

La vie est un chemin sur lequel nous devons être aidés par des «compagnons», des «protecteurs», par une «boussole humaine, ou une boussole qui ressemble à l’homme et qui nous aide à regarder où nous devons aller». Il y a trois dangers possibles dans le parcours de notre vie, a expliqué François : «Il y a le danger de ne pas cheminer. Et combien de gens se stabilisent et ne cheminent pas, et toute la vie est arrêtée, sans se bouger, sans rien faire… C’est un danger. Comme cet homme dans l’Évangile qui avait peur d’investir le talent. Il l’avait enterré, et “moi je suis en paix, je suis tranquille. Je ne pourrai pas faire d’erreur. Ainsi je ne risque rien.” Et beaucoup de gens ne savent pas comment cheminer et ont peur de risquer, et s’arrêtent. Mais nous, nous savons que la règle est que celui qui dans la vie est arrêté finit par se corrompre. Comme l’eau : quand l’eau est arrêtée là, les moustiques arrivent, ils pondent des œufs, et tout se corrompt. Tout. L’Ange nous aide, nous pousse à cheminer.»

Le danger de se tromper de route ou de tourner dans un labyrinthe

Mais il y a deux autres dangers sur la route de notre vie, a poursuivi le Pape : le «danger de se tromper de route», ce qui est facile à corriger au début, mais plus difficile au fur et à mesure du voyage… Il y a aussi le danger de quitter la route et de se perdre sur une place, en allant «d’un côté et de l’autre comme dans un labyrinthe», qui prend au piège et «ne t’amène jamais à la fin». «L’Ange» évoqué par le Pape est donc là «pour nous aider à ne pas nous tromper de route et à cheminer», mais il faut exprimer une prière de demande d’aide : «Le Seigneur dit : “aie du respect pour sa présence.” L’Ange a de l’autorité, il faut l’écouter. “Prête attention à sa voix et ne te rebelle pas contre lui.” Il faut écouter les inspirations, qui viennent toujours de l’Esprit Saint, mais c’est l’Ange qui les met devant nous. Mais moi je voudrais faire à vous tous une question : est-ce que vous parlez avec votre Ange ? Vous connaissez le nom qu’a votre Ange ? Vous écoutez votre Ange ? Vous vous laissez prendre par la main sur la route?», a demandé le Pape François.

L’Ange nous montre la voie pour arriver au Père

Le rôle des Anges dans notre vie est important car non seulement ils nous aident à bien cheminer mais ils nous montrent aussi «où nous devons aller». Il est écrit dans l’Évangile du jour, tiré de saint Matthieu : «Ne pas mépriser les enfants», dit le Seigneur, parce que «leurs anges dans les cieux voient toujours le visage de mon Père qui est dans les cieux». Dans le «mystère de la protection de l’Ange», il y a donc aussi la «contemplation de Dieu le Père» que le Seigneur doit nous donner la grâce de comprendre.

Le Pape a donc conclu ainsi son homélie : «Notre Ange non seulement est avec nous, mais il voit Dieu le Père. Il est en rapport avec Lui. Il est le pont quotidien, qui nous accompagne et qui est en relation avec le Père et nous, depuis l’heure à laquelle nous nous levons jusqu’à l’heure à laquelle nous allons au lit la nuit. L’Ange est la porte quotidienne vers la transcendance, vers la rencontre avec le Père. C’est l’Ange qui m’aide à prendre la route, parce qu’il regarde le Père et qu’il sait quelle est la route. N’oublions jamais ces compagnons de route.»

02 octobre 2018, 12:16
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