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Le Pape François lors de la messe à la Maison Sainte-Marthe le 13 septembre 2018. Le Pape François lors de la messe à la Maison Sainte-Marthe le 13 septembre 2018.  (Vatican Media)

Messe à Sainte-Marthe: la miséricorde est le style du chrétien

Lors de la messe de ce jeudi matin à la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, le Pape a célébré la messe en rappelant que les chrétiens ne doivent pas suivre «l’esprit du monde», mais vivre «la folie de la croix».

Barbara Castelli – Cité du Vatican

«Être chrétien n’est pas facile», mais cela rend «heureux»: le chemin qui nous indique le Père céleste est celui de la «miséricorde» et de la «paix intérieure». Lors de la messe célébrée à la Maison Sainte-Marthe, le Pape François a expliqué clairement les traits distincts du «style chrétien», en partant de l’Évangile de Luc. Le Seigneur, a précisé le Pape, nous indique toujours comment devrait être «la vie d’un disciple», à travers par exemple, les Béatitudes ou les œuvres de miséricorde.

Aller contre la logique du monde

D’une façon particulière, la liturgie d’aujourd’hui met en avant «quatre détails pour vivre la vie chrétienne» : «aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous traitent mal». Dans l’homélie, le Pape a remarqué que les chrétiens ne devraient jamais entrer «dans le bavardage» ou «dans la logique des insultes», qui génère seulement «la guerre», mais toujours trouver le temps de «prier pour les personnes agaçantes».

«Ceci est le style chrétien, ceci est la façon de vivre chrétienne. Mais si moi je ne fais pas ces quatre choses ? Aimer les ennemis, faire du bien à ceux qui me haïssent, bénir ceux qui me maudissent, et prier pour ceux qui me traitent mal, je ne suis pas chrétien ? Oui, tu es chrétien parce que tu as reçu le baptême, mais tu ne vis pas comme un chrétien. Tu vis comme un chrétien, avec l’esprit de la mondanité.»

La folie de la croix

Il est certes plus facile de «médire sur les ennemis ou sur ceux qui sont d’un autre camp», mais la logique chrétienne va à contre-courant et suit la «folie de la Croix». Le but ultime, a ajouté le Pape François, «c’est d’arriver à se comporter comme des enfants de notre Père». «Seulement les miséricordieux ressemblent à Dieu le Père : “Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux”. Ceci est la voie, la voie qui va contre l’esprit du monde, qui pense le contraire, qui n’accuse pas les autres. Parce que parmi nous il y a le grand accusateur, celui qui va toujours nous accuser devant Dieu, pour nous détruire. Satan : c’est lui le grand accusateur. Et quand moi j’entre dans cette logique d’accuser, de maudire, de chercher à faire du mal à l’autre, j’entre dans la logique du grand accusateur qui est destructeur. Celui qui ne connaît pas la parole “miséricorde” ne l’a jamais vécue.»

La miséricorde du chrétien

La vie, donc, oscille entre deux envoyés : celui du Père et celui du «grand accusateur», «qui nous pousse à accuser les autres, pour les détruire», a expliqué François. «Mais c’est lui qui est en train de me détruire ! Et toi tu ne peux pas le faire à l’autre. Tu ne peux pas entrer dans la logique de l’accusateur. “Mais père, moi je dois accuser”. Oui, accuse-toi toi-même. Cela te fera du bien. L’unique accusation licite que nous avons, nous les chrétiens, c’est de nous accuser nous-mêmes. Pour les autres, seulement la miséricorde, parce que nous sommes enfants du Père qui est miséricordieux.»

 

 

 

 

 

 

 

 

13 septembre 2018, 11:41
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