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Le Pape célébrant la messe ce jeudi 5 décembre 2019 à la Maison Sainte-Marthe. Le Pape célébrant la messe ce jeudi 5 décembre 2019 à la Maison Sainte-Marthe.  (Vatican Media)

Sainte-Marthe: fondons notre vie sur le Seigneur et non sur les apparences

N’édifions pas notre vie sur les choses passagères, allons au «roc» qu’est le Seigneur et nous y serons heureux : le Pape a lancé cette invitation dans son homélie matinale, lors de la messe à la Maison Sainte-Marthe.

Gabriella Ceraso – Cité du Vatican

«L’éloge de la solidité» est au cœur de la liturgie d’aujourd’hui, avec l’Évangile de Matthieu dans lequel Jésus compare l’homme sage et l’homme fou et imprévoyant: l’un met le Seigneur au fondement de sa vie, en construisant sa propre maison sur le roc, l’autre n’écoute pas la Parole de Dieu et vit dans les apparences, en construisant ainsi sa propre maison sur un fondement faible, comme peut l’être le sable.

Le Seigneur est le roc sûr et fort

C’est sur cette base que s’est développée l’homélie que le Pape a prononcé dans sa messe matinale à la Maison Sainte-Marthe, dans un dialogue continu avec les fidèles et auxquels il demande de réfléchir justement sur «la sagesse et la faiblesse», en demandant de discerner entre le roc et le sable.

«Le roc. Le Seigneur est comme ça. Celui qui se confie au Seigneur sera toujours sûr, parce que ses fondations sont sur le roc. C’est ce que dit le Seigneur dans l’Évangile. Il parle d’un homme sage qui a construit sa maison sur le roc, c’est-à-dire sur la confiance dans le Seigneur, sur les choses sérieuses. Et cette confiance est aussi un matériel noble, parce que la fondation de notre construction de notre vie est sûr, est fort.»

Les apparences sont le sable sur lequel la vie chrétienne tombe

Le sage est donc celui qui édifie sur le roc, alors qu’au contraire le fou est celui qui choisit le sable qui sera éparpillé par les vents et la pluie. C’est comme ça aussi dans la vie quotidienne, dans les immeubles qui se construisent sans bonnes fondations et qui s’écroulent donc, et dans notre existence personnelle :

«Et notre vie peut aussi être comme ça, quand mes fondations ne sont pas fortes. La tempête arrive – et nous avons tous des tempêtes dans la vie, tous, du Pape au dernier, tous – et nous ne sommes pas capables de résister. Et beaucoup disent : “Non, moi je changerai de vie”, et pense que changer de vie, c’est se maquiller. Changer de vie, c’est aller changer les fondations de la vie, c’est-à-dire mettre le roc, qui est Jésus. “Moi je voudrais relancer cette construction, cet immeuble, parce qu’il est moche et moi je voudrais l’embellir un peu et aussi en en assurant les fondations”. Mais si je refais du maquillage, si je fais “de la piquette”, la chose n’avance pas : elle tombera. Avec les apparences, la vie chrétienne tombe.»

Demandons la grâce de discerner entre le roc et le sable

Seul Jésus est donc le fondement sûr, les apparences n’aident pas, et ceci se voit aussi au confessionnal, a expliqué  François. Seul celui qui se reconnaît pécheur, faible, désireux du salut, démontre avoir une vie basée sur le roc, en ce qu’il croit et compte sur Jésus comme salut. Il faut donc se convertir à ce qui ne s’écroule pas et ne passe pas : c’est arrivé comme ça à saint François Borgia en 1539, quand cet ancien chevalier de cour, face au corps décomposé de l’impératrice Isabelle, prit conscience de la caducité et de la vanité des choses terrestres et choisit le Seigneur et devint saint : «Nous ne pouvons pas édifier notre vie sur les choses passagères, sur les apparences, sur le fait de faire semblant que tout va bien. Allons sur le roc, où se situe notre salut. Et là, nous serons tous heureux. Tous.», a souligné François.

En cette première semaine de l’Avent, le Pape a donc invité chacun de nous à penser aux fondations que nous donnons à notre vie, entre le roc solide et le sable vain, en demandant au Seigneur la grâce de savoir discerner.

05 décembre 2019, 12:20
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