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Messe à Sainte Marthe Messe à Sainte Marthe  (Vatican Media)

Sainte-Marthe : l'essentiel est notre relation avec Dieu

Le pardon est le véritable remède des maladies de l'âme: c’est ce qu’a affirmé le Pape François ce vendredi matin, alors qu’il commentait dans son homélie le récit de la guérison du paralytique par Jésus. Il est juste de guérir les maladies du corps, a-t-il pointé, mais pense-t-on à celles du cœur, qui ont, elles aussi, besoin de guérison ?

Adriana Masotti- Cité du Vatican

L’Évangile de ce vendredi, en saint Marc (Mc 2, 1-12), nous raconte la guérison d'un paralytique par Jésus. Le Christ est à Capharnaüm et la foule se rassemble autour de lui. C’est alors qu’un homme paralysé, que ses amis font descendre par une ouverture pratiquée dans le toit de la maison où ils se trouvent, lui est présenté. Tous espèrent que Jésus le guérisse d’entrée, mais le Seigneur les surprend en disant: «mon enfant, tes péchés sont pardonnés». Ce n’est qu’après cela qu’il dira au paralytique de se lever, de prendre sa civière et de rentrer chez lui. «C’est un homme de Dieu» qui guérit, mais il n’est pas un guérisseur; il enseigne, mais il est plus qu’un maitre et devant son auditoire, il va à l’essentiel: «la guérison du corps et la santé physique sont un don que nous devons que nous devons chérir, mais le Seigneur nous enseigne que nous devons aussi chérir la santé du cœur, la santé spirituelle».

La peur d'aller là où l’on rencontre le Seigneur

Jésus va aussi à l'essentiel avec la femme pécheresse; devant ses pleurs, Jésus lui assure aussi que ses péchés sont pardonnés, au grand dam des témoins présents. «Quand Jésus va à l'essentiel, ils sont scandalisés, car il y a la prophétie, il y a la force». Il agit de même en guérissant le paralytique de la piscine de Bethzata (Jn 5, 1-18): «va, et ne pèche plus», lui dit-il. « L’essentiel est notre relation avec Dieu. Et nous l'oublions souvent, comme si nous avions peur d'aller là où il y a la rencontre avec le Seigneur, avec Dieu», souligne le Pape. «Nous nous donnons tellement de travail pour notre santé physique, nous nous donnons des conseils sur les médecins et les médicaments, et c'est une bonne chose, mais est-ce que nous pensons à la santé du cœur ?» s’interroge encore le Saint-Père, qui enjoint à penser davantage au pardon, qui est la médecine du cœur.

La force du pardon

Peut-être quelqu’un ne trouvera pas en lui-même des péchés à confesser, fait remarquer le Pape, mais c’est alors qu’il manque «une conscience du péché». Ces «péchés concrets», ces «maladies de l’âme» doivent être guéries, grâce au remède du pardon. «C'est une chose simple que Jésus nous enseigne quand il va à l'essentiel. L'essentiel est la santé, celle du corps et de l'âme. Gardons bien celle du corps, mais aussi celle de l'âme. Et allons voir le médecin qui peut nous guérir, qui peut pardonner nos péchés. Jésus est venu pour cela, il a donné sa vie pour cela», a conclu le Saint-Père.

17 janvier 2020, 13:14
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