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Un quartier inondé au nord du Kazakhstan. (Reuters) Un quartier inondé au nord du Kazakhstan. (Reuters) 

En Russie et au Kazakhstan, des milliers de déplacés à cause des inondations

Le pic de crue était attendu ce lundi 15 avril dans certaines régions, alors que le niveau d’eau ne cesse de monter autour de la frontière entre la Russie et le Kazakhstan. Plus de 100 000 personnes ont été évacuées depuis deux semaines.

Vianney Groussin (avec AFP) - Cité du Vatican

Depuis une dizaine de jours, les débordements des fleuves Oural, Tobol et Ichim provoquent des inondations dévastatrices en Asie centrale. Dans le Kazakhstan septentrional, et dans la région de Kourgan en Russie, le pic de crue était attendu dans la nuit de dimanche à lundi.

«Mes compatriotes, quittez les zones inondées immédiatement» a exigé le gouverneur du Kourgan, Vadim Choumkov. «Une situation très difficile avec la montée des eaux est attendue dans la nuit», a-t-il indiqué, prévenant les habitants que les choses pouvaient changer «radicalement dans un sens négatif», sans qu'ils aient «le temps de réagir».

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a lui indiqué à l’agence Reuters que les régions russes de Kourgan et Tioumen étaient les plus menacées, et que des mesures étaient prises pour faire face aux risques: «De grandes vagues d’eau arrivent vers la région de Tioumen, et la région de Kourgan».

Plus de 100 000 personnes déplacées

Alors que les autorités sont accusées de ne pas avoir fait assez pour empêcher ces catastrophes fréquentes, il a assuré qu’«un gros travail a été fait là-bas, mais nous savons que l'eau est dangereuse et qu'il existe donc toujours un risque d'inondation de ces vastes zones».

Le ministère des Situations d’urgence kazakhstanais a recensé 108 000 personnes déplacées, dont certaines ont déjà pu rentrer chez eux. Le Kazakhstan a déclaré l’état d’urgence dans dix régions sur dix-sept. Les autorités régionales russes parlent quant à elles de 23 000 personnes évacuées dans les régions d’Orenbourg et de Kourgan.

«Tout est perdu»

À l’origine, les débordements des fleuves Oural, Tobol ou encore Ichim sont causés par la fonte des neiges plus rapide cette année, et des ruptures de barrages. Lundi 15 avril, le gouverneur de la région de Tioumen a annoncé que les dernières prévisions indiquaient un niveau d’eau record. Des crues arrivent relativement régulièrement dans ces régions, mais rarement avec une telle ampleur.

À Petropavlovsk, capitale du Kazakhstan septentrional, plus de mille maisons ont déjà été inondées selon l’AFP, et l’eau monte dans certains quartiers jusqu’aux toits des bâtiments. Plus à l’est, dans la ville russe d’Orenbourg, une habitante n’a pu prendre que quelques documents importants en quittant sa maison: «Les meubles, les affaires, tout est perdu», s'est-elle désolée.

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15 avril 2024, 16:29