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Le camp de réfugiés de Dolow en Somalie. Le camp de réfugiés de Dolow en Somalie.   (AFP or licensors)

L'appel de Caritas Internationalis à aider les réfugiés climatiques

Le réseau catholique a publié un nouveau rapport sur l'impact du climat sur les déplacements de population. 20 millions de personnes dans le monde ont dû fuir leur terre, devenue inhospitalière. Dans le sillage du Pape François, Caritas Internationalis exhorte à l'action concrète en leur faveur.

Olivier Bonnel-Antonella Palermo-Vatican News

Dans le cadre de sa campagne mondiale intitulée "Ensemble", le réseau Caritas Internationalis se penche de nouveau sur le défi des réfugiés climatiques, à travers un nouveau rapport intitulé: "Déplacés par les changements climatiques: Les voix de Caritas protègent et soutiennent les personnes en mouvement". Ce rapport reprend notamment les chiffres du GIEC (le Groupe d'experts de l'Onu sur le climat), et prend en compte le phénomène dans 20 pays. Ces données indiquent que plus de 20 millions de personnes ont été déplacées à l'intérieur de leur pays en raison d'événements météorologiques, ce qui représente plus du double du nombre moyen de personnes déplacées à l'intérieur de leur pays en raison d'un conflit.  

L'enquête de Caritas Internationalis se base largement sur les propos du Pape François dans son message pour la journée mondiale du migrant et du réfugié 2023. Ces chiffres, liés aux événements climatiques extrêmes, ne sont «qu'une partie du tableau», souligne Maria Amparo Alonso, directrice du plaidoyer et de la communication à Caritas Internationalis. «Nous observons que ce phénomène indique une dégradation progressive de l'environnement qu'elles ont fui» souligne t-elle, précisant que «3,3 milliards de personnes sur la planète vivent actuellement dans des pays où la vulnérabilité humaine est élevée, un chiffre qui pourrait être encore plus élevé». 

Prévenir la violation des droits de l'homme

«Nous nous demandons quelles mesures chaque pays met en place pour répondre à cette réalité», poursuit Maria Amparo Alonso qui insiste sur la nécessité d'œuvrer à la prévention d'éventuelles violations des droits de l'homme dans ce type de contexte. Parfois, les outils sont là, mais il faut passer à l'action: il s'agit là d'une «lacune» critique. «Il est également nécessaire de créer des bases de données ad hoc, c'est très important à ce moment de l'histoire. Les membres de Caritas nous disent que ces personnes sont confrontées à des situations de précarité, de désintégration de la cellule familiale, de discrimination, d'abus, d'exploitation, de conflit. Par exemple, en Somalie et à Djibouti, ils constatent une augmentation considérable du nombre d'enfants non accompagnés qui arrivent dans leurs services. Il est essentiel de planifier pour réduire le coût des interventions auxquelles nous sommes confrontés».

A l'approche de la Cop 28 de Dubaï (30 novembre-12 décembre), Caritas Internationalis cherche à montrer les visages derrière les expériences de migration et à donner une voix à ceux dont les histoires ne sont pas entendues ou reconnues dans les forums internationaux où se déroulent les discussions sur le climat mondial. «Nous nous attendons à ce que la réflexion collective qui a présidé à la création du Fonds pour pertes et dommages soit renforcée, car une augmentation significative du financement est nécessaire pour assurer une protection globale des personnes» souligne encore Maria Amparo Alonso qui remercie le Pape François pour sa récente exhortation apostolique Laudate Deum

 

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27 octobre 2023, 12:10