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L'ancien premier ministre espagnol, José Luis Zapatero, et l'ancienne figure du socialisme basque Jesus Eguiguren, à Guernica en Espagne, le 19 octobre 2021. L'ancien premier ministre espagnol, José Luis Zapatero, et l'ancienne figure du socialisme basque Jesus Eguiguren, à Guernica en Espagne, le 19 octobre 2021.  

ETA au Pays Basque: une réconciliation liée à la politique pénitentiaire

L'Espagne a commémoré mercredi 20 octobre les dix ans de la fin d'un conflit qui aura duré plus de quatre décennies, lorsque le groupe séparatiste basque ETA a décidé de faire taire les armes.

Entretien réalisé par Delphine Allaire - Cité du Vatican

Le 20 octobre 2011, le groupe séparatiste basque ETA annonçait «l'arrêt définitif de son activité armée», après plus de quarante ans de violences. Un «tournant majeur» pour le Pays basque, qui s'efforce toujours aujourd'hui de solder ce passé sanglant.

Cette semaine d’anciens dirigeants de l'organisation, classée comme terroriste par l'Union européenne ont lu une déclaration demandant pardon à toutes les victimes du groupe séparatiste.

Fondée en 1959 sous la dictature du général Franco (1939-1975), l'ETA (Euskadi Ta Askatasuna, soit "Pays Basque et Liberté") avait alors toujours défendu le recours à la violence, multipliant les assassinats, depuis le premier en 1968, les attentats et les enlèvements. Plus de 850 morts lui sont imputés.

Un pas supplémentaire dans la réconciliation au Pays basque, qui demeure suspendue à plusieurs questions, dont une prime sur les autres: la politique pénitentiaire. Il reste en effet 200 prisonniers de l’ETA de part et d’autre de la frontière franco-espagnole. De leur avenir et réinsertion dépendra en somme la paix sociale. L’analyse de Eguzki Urteaga, sociologue, professeur à l’université du Pays basque.

Entretien avec Eguzki Urteaga, professeur à l’université du Pays basque
20 octobre 2021, 17:35