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Manifestation de réfugiées afghanes devant un bureau du HCR à New Delhi, en Inde, le 23 août 2021. Manifestation de réfugiées afghanes devant un bureau du HCR à New Delhi, en Inde, le 23 août 2021.  (REUTERS)

Afghanistan : les inquiétudes de l’AED pour les minorités religieuses

La Fondation Aide à l’Église en Détresse s’inquiète d’un effet d’entrainement après la prise de pouvoir des talibans en Afghanistan, qui pourrait créer un appel d’air pour d’autres groupes radicaux dans d’autres pays.

L'Aide à l'Église en Détresse craint que la reconnaissance du régime taliban en Afghanistan par certains pays n'encourage la prolifération de groupes islamiques radicaux, actuellement petits mais capables de former un réseau terroriste susceptible de supplanter des formations historiques comme Al-Qaïda et l'État islamique.

La fondation de droit pontifical s'inquiète également des relations entre le régime afghan, le Pakistan, les organisations terroristes présentes en Palestine et dans la province syrienne d'Idlib. En Afghanistan, la menace qui pèse sur les droits fondamentaux de l'homme, y compris la liberté de religion, n'est pas seulement représentée par les talibans, mais aussi par l'ISKP, c'est-à-dire Daech dans la "province du Khorassan"", peut-on lire dans une déclaration de l'AED.

Le groupe extrémiste a déjà revendiqué d'innombrables actions terroristes dans le passé, notamment une attaque contre la minorité sikh au début de la pandémie, le 25 mars 2020, lorsque trois hommes armés ont pris d'assaut le Guru Har Rai Gurdwara, dans le quartier de Shor Bazar à Kaboul, tuant 25 personnes et en blessant 15. L'ISKP continue de se consolider, notamment après la défaite de Daech en Syrie et en Irak et après le début des pourparlers de paix entre les talibans et l'OTAN, et inclut un nombre croissant de jeunes Afghans éduqués et de la classe moyenne, ainsi que des groupes de djihadistes expérimentés issus d'Al-Qaïda.

L'Aide à l'Église en Détresse encourage la communauté internationale à s'exprimer pour défendre les droits de l'homme de tous les citoyens afghans, y compris les chrétiens, les hindous, les bahaïs et les bouddhistes, car «la réintroduction de la charia balaiera les quelques libertés durement acquises, y compris la très fragile liberté religieuse», mettant en danger ceux qui ne partagent pas l'islamisme des talibans, parmi lesquels les sunnites modérés. Selon l'AED, les chiites, la petite communauté chrétienne et toutes les autres minorités religieuses, déjà gravement menacées, subiront une oppression intolérable.

Vatican News Service - TC

 

23 août 2021, 16:32