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Le porte-conteneurs singapourien coulant au large des côtes sri-lankaises, le 2 juin. Le porte-conteneurs singapourien coulant au large des côtes sri-lankaises, le 2 juin.   (AFP or licensors)

Le Sri Lanka se prépare à une catastrophe écologique

Après l'incendie et le naufrage d'un porte-conteneurs au large des côtes du pays, l'inquiétude est grande devant les risque d'une nouvelle marée noire. L'archevêque de Colombo appelle à tout faire pour protéger l'environnement et le travail des pêcheurs locaux.

Le Sri Lanka se prépare «au pire des scénarios», à savoir l'écoulement dans la mer de centaines de tonnes de carburant alors que le porte-conteneurs MV X-Press Pearl a fini par couler le 2 juin.

Pendant treize jours, un incendie a ravagé le navire immatriculé à Singapour, sans que les autorités sri-lankaises ne parviennent à le remorquer vers les côtes. Malgré l'aide de l'Inde voisine, le scénario redouté s'est produit: le navire a fini par couler, une partie reposant à 21 mètres sous la mer, le reste étant encore au-dessus de la ligne de flottaison. 

Un désastre écologique et humain 

À la pollution de millions de particules de plastiques, qui ont déjà souillé les plages avoisinantes se profile donc le spectre d'une marée noire, qui condamnerait des milliers de familles de pécheurs. L'archevêque de Colombo, capitale sri-lankaise, a été très ferme dans ses mots pour dénoncer ce désastre écologique et humain. Le cardinal Malcolm Ranjith a notamment demandé lors d'une conférence de presse à ce que le carburant encore dans le navire soit complètement pompé, «sous peine de graves dommages» pour la communauté des pêcheurs et l'environnement. 

«Le Sri Lanka ne peut se le permettre»

«Ce n'est que maintenant que les plages et les ressources halieutiques ont été détruites qu'ils essaient de nettoyer la pollution, a t-il regretté soulignant que la dispersion du pétrole souillera des plages entières et provoquera la perte de nombreux emplois parmi les pêcheurs. Cela, «le Sri Lanka ne peut se le permettre», a t-il tonné, dans un pays marqué déjà par la grave crise sanitaire. 

Selon la plupart des observateurs sur place, ONG en tête, cette pollution est la pire dans l'histoire du pays. L'interdiction de la pêche «affecte 4 300 familles dans mon village», a expliqué le responsable d'une association locale de pêcheurs. Les trois principaux membres de l'équipage du MV X-Press Pearl ont vu leur passeport retiré, contraints de rester sur l'île le temps de l'enquête. 

03 juin 2021, 14:57