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Un réfugié rohingya en Indonésie, regardant un bateau des forces de sécurité, en juin 2021. Image d'illustration. Un réfugié rohingya en Indonésie, regardant un bateau des forces de sécurité, en juin 2021. Image d'illustration.   (ANSA)

Journée mondiale des réfugiés : près de 80 millions de personnes déracinées

Dimanche 20 juin se tient la Journée mondiale des réfugiés, organisée par les Nations unies. Fin 2019, 79,5 millions de personnes étaient déracinées, dont 26 millions de réfugiés.

Marine Henriot - Cité du Vatican 

«La Méditerranée est le plus grand cimetière d’Europe», rappelait François lors de l’angélus du 13 juin dernier. «Je suis attristé par les nouvelles au sujet de tant d’hommes, de femmes et d’enfants chassés à cause de la guerre, de tant de migrants qui demandent un refuge dans le monde, et une aide. Ces derniers jours, c’est devenu très fort. Prions pour eux», déclarait-il le 1er mars 2020, à propos des milliers de personnes qui ont tenté de traverser la frontière entre la Turquie et la Grèce afin de rejoindre l’Union européenne. Sur tous les continents, des personnes sont déracinées: «Si l'occasion leur est donnée, les réfugiés peuvent contribuer à un monde plus fort, plus sûr et plus dynamique.» rappelle le secrétaire générale des Nations unies, Antonio Guterres, dans son message à l’occasion de la journée mondiale des réfugiés du 20 juin 2021.

Migrants, réfugiés et déplacés

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le terme «réfugié» fait référence à toute personne qui «craignant avec raison d'être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays; ou qui, si elle n'a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle à la suite de tels événements, ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner».

La personne réfugiée a dû traverser une ou des frontières pour chercher asile dans un autre pays. En revanche les personnes déplacées internes sont celles qui ont dû quitter leur lieu de vie pour trouver refuge au sein de leur propre pays, elles n’ont pas traversé de frontière internationale pour chercher l’asile dans un autre pays. Même si ces citoyens ont fui pour des raisons similaires à celles de réfugiés, précisent les Nations unies, «Les déplacés internes demeurent légalement sous la protection de leur propre gouvernement, ce gouvernement constituant parfois lui-même la cause de leur fuite.» 

Plus largement, «migrant» est un terme générique, non défini dans le droit international, qui désigne toute personnes quittant son lieu de résidence habituelle pour s’établir, de façon temporaire ou permanente, pour diverses raisons, dans une autre région à l’intérieur de son pays ou dans un autre pays.

Plus de solidarité

À l’occasion de cette journée, Caritas Europa appelle à protéger le droit d’asile en Europe. «Nous demandons aux décideurs de faciliter la réunification familiale et la migration pour raisons économiques», détaille Leïla Bodeux, chargée de plaidoyer sur les questions asile et migrations à Caritas Europa, interviewée par la rédaction anglophone de Vatican News. «La migration a de nombreuses choses positives pour les sociétés d’accueil». Caritas demande également plus de solidarité entre les États membres quant à la gestion des personnes réfugiées, et «une Europe qui respecte les droits humains».  

19 juin 2021, 13:43