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Le Pape François au palais présidentiel de Bagdad, le 5 mars dernier. Le Pape François au palais présidentiel de Bagdad, le 5 mars dernier. 

Irak: Au moins 34 candidats chrétiens aux prochaines élections

Les élections générales devraient se tenir le 10 octobre dans le pays. Un scrutin capital pour l'avenir de l'Irak auquel les chrétiens entendent bien participer.

Les prochaines élections générales en Irak devraient se tenir le 10 octobre prochain. Déjà repoussé de quatre mois en raison de la situation sanitaire et sécuritaire fragile dans le pays, le scrutin est un moment important pour le pays et les chrétiens irakiens, qui se mobilisent. Selon le site ankawa.com, au moins 34 candidats chrétiens figurent sur les listes des 325 sièges à pourvoir au parlement. Ce chiffre ne tient pas compte des candatures individuelles mais des listes officielles des différentes formations politiques irakiennes. 

Le système électoral irakien est complexe. Selon l'agence Fides, les candidats pourraient être plus de 3 500 et pas moins de 44 coalitions comprenant 267 partis sont en lice, signe de l'éparpillement des communautés dans le pays. Pour de nombreux analystes, le parti chiite Da'wa, dont est issu depuis trente ans le Premier ministre irakien, pourrait subir un sérieux revers du fait de l'incapacité du pouvoir d'assurer la sécurité dans le pays et d'en finir avec la corruption endémique. 

L'engagement des chrétiens dans le processus politique du pays est encouragé depuis de nombreuses années par les autorités religieuses, à commencer par le patriarche de Babylone des Chaldéens, le cardinal Louis Sako. Ce dernier a toujours présenté les élections comme un moment démocratique important dans la vie du pays, et l'occasion de faire entendre la voix des chrétiens dans une société pluriculturelle où chaque minorité est appelée à jouer un rôle, et où chaque citoyen est traité de façon égale. 

Le 11 mai dernier, la représentante de l'ONU en Irak, Jeanine Hennis-Plasschaert avait demandé aux responsables irakiens de garantir «l'intégrité du processus électoral». Elle s'inquiétait des risques de nouvelles violences dans le pays et de la répression contre le mouvement populaire de protestation né en octobre 2019. «Le peuple irakien a parlé haut et fort en réclamant ces élections, certains d'entre eux ont payé le prix ultime: ce n'est pas le moment de les laisser tomber», avait expliqué la diplomate des Nation unies. 

18 mai 2021, 10:15