Recherche

Vatican News
Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg en conférence de presse à Bruxelles, le 17 février. Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg en conférence de presse à Bruxelles, le 17 février.   (AFP or licensors)

Les atermoiements de l’Otan en Afghanistan

Les membres de l’Alliance atlantique diffèrent leur décision sur leur retrait d’Afghanistan. Les membres européens, particulièrement, attendent de savoir qu’elles sont les réelles intentions de la nouvelle administration américaine.

Entretien réalisé par Xavier Sartre – Cité du Vatican

«Aucune décision finale n’a été prise à ce stade» : Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan, résume ainsi les deux jours de discussions que les ministres de la Défense ont eu mercredi et jeudi au sujet de l’avenir de leur mission en Afghanistan.

«Nous faisons face à une situation difficile et à des dilemmes compliqués». «Si nous restons après le 1er mai, nous courons le risque d'attaques contre nos troupes et nous courons le risque de nous engager dans une présence continue. Mais si nous partons, nous prenons le risque de perdre toutes les avancées et de voir l'Afghanistan devenir un refuge pour les groupes terroristes internationaux» a-t-il expliqué à l’issue de la réunion.

Les Européens n’ont pas de volonté de se désengager parce que «ce serait un échec», estime l’analyste. Les conditions d’un départ de l’Otan ne sont donc pas remplies. L’Allemagne a ainsi fait savoir qu’elle entendait rester.

Quelle sera la politique américaine en Afghanistan ?

Le désengagement américain, principal contributeur de la mission de l’Otan, engagé par Barack Obama et poursuivi par Donald Trump, pèse sur la présence des troupes occidentales dans ce pays. «De la présence des États-Unis dépend la sécurité de la mission de l’Otan sur place», explique Jean Maulny, directeur-adjoint de l’IRIS, l’Institut des relations internationales et stratégiques.

Or, Washington n’a rien dit de ses intentions lors de la réunion de cette semaine. Aucun accord de paix avec les taliban, principaux adversaires du gouvernement afghan et des États-Unis, n’a pour l’instant été trouvé malgré les négociations engagées par l’administration Trump. Partir dans ces conditions, ce serait comme une défaite, reconnait Jean Maulny. 

Entretien avec Jean Maulny
19 février 2021, 11:03