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Des femmes palestiniennes s'enregistrent sur les listes électorales dans une école de Gaza, le 10 février dernier. Des femmes palestiniennes s'enregistrent sur les listes électorales dans une école de Gaza, le 10 février dernier. 

Législatives palestiniennes: 7 sièges réservés à des candidats chrétiens

Lors des premières élections législatives organisées depuis 15 ans dans les Territoires palestiniens, 7 des 132 sièges du prochain parlement monocaméral seront réservés aux candidats chrétiens. Grec-orthodoxes, catholiques romains, gréco-catholiques, coptes ou protestants représentent une petite minorité de la population palestinienne.

Quelques jours avant l’investiture de Joe Biden à la Maison-Blanche et le départ de Donald Trump, le président américain qui reconnut Jérusalem comme capitale d’Israël provoquant l’ire de l’ensemble de la population palestinienne, les Palestiniens travaillent à leur réconciliation.

Un rapprochement entre Palestiniens

Le 15 janvier dernier, le chef de l’Autorité palestinienne a annoncé des élections palestiniennes. Vainqueur de la dernière présidentielle en 2005, Mahmoud Abbas a signé un décret en ce sens le 15 janvier dernier. Son successeur sera désigné le 31 juillet prochain, tandis que les membres du Conseil législatif, le parlement monocaméral palestinien seront élus le 22 mai.

Il s'agit des premières élections en 15 ans, le signe d’un rapprochement entre le Fatah laïc siégeant en Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967, et les islamistes du Hamas contrôlant la bande de Gaza, territoire sous blocus israélien. Avec ces élections, les deux partis cherchent sans doute aussi à mesurer leur légitimité respective.

Plus de place accordée aux chrétiens

Parmi les 132 sièges en jeu, sept seront réservés à des candidats chrétiens, selon un décret récemment signé par Mahmoud Abbas qui applique les dispositions de la loi électorale approuvé ces dernières semaines par les deux entités palestiniennes. Lors des législatives de 2006, 5 sièges parlementaires étaient à des candidats chrétiens, rapporte l'agence Fides. Grec-orthodoxes, catholiques latins, melkites ou luthériens, les chrétiens représentent 1,4% de la population palestiniennes, soit 46 850 personnes pour 4,6 millions de Palestiniens,  selon un rapport établi en 2017 par le Bureau central des statistiques de l’État palestinien.

Éviter les violences post-électorales

Au Caire, mi-février, le Fatah et le Hamas se sont entendus sur un accord définissant les modalités cruciales à la tenue de ces scrutins. Il prévoit un engagement à faire respecter les «libertés publiques» durant les campagnes électorales et le scrutin mais aussi l'établissement d'un "tribunal électoral" pour superviser le processus et arbitrer d'éventuels griefs quant aux résultats. Il s'agit d'éviter le scénario des dernières législatives en 2006, lorsque la contestation des résultats avait entraîné des affrontements sanglants entre les deux camps et scindé les Territoires palestiniens en deux grandes administrations. L'ensemble des factions ont d’ailleurs convenu de «respecter et d'accepter leurs résultats». Après ces élections, les Palestiniens prévoient enfin d'intégrer le Hamas au sein de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), structure reconnue par les accords d'Oslo comme représentant officiellement tous les Palestiniens

Ces élections semblent avoir suscité l’engouement. 93,3% des Palestiniens en âge de voter se sont inscrits sur les listes électorales en vue des scrutins législatifs de mai et présidentiel de juillet, soit plus de 2,6 millions de Palestiniens. Le taux d'inscription pour les dernières législatives en 2006 était de 80%.

24 février 2021, 11:04