Recherche

Vatican News
Kim Jong-un, le 11 janvier 2021, nommé secrétaire général de son parti des Travailleurs. Kim Jong-un, le 11 janvier 2021, nommé secrétaire général de son parti des Travailleurs.   (ANSA)

Corée du Nord: Kim Jong-Un évoque l'échec de la politique économique

Lors du 8e Congrès du Parti du travail à Pyongyang, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un s'est engagé à renforcer les capacités de défense du pays. Il a par ailleurs reconnu dans «un langage surprenant», des erreurs dans la politique économique du pays. Ce lundi 11 janvier, il est devenu secrétaire général du Parti.

Entretien réalisé par Hélène Destombes - Cité du Vatican

À l’ouverture, mardi 5 janvier 2021, de ce congrès, le premier en cinq ans et le huitième de l'histoire de la Corée du Nord, Kim Jong-Un a dressé un sombre bilan du plan quinquennal de développement économique, adopté lors du dernier congrès de 2016. Dans son discours, dont une partie seulement a été relayée par l’agence officielle nord-coréenne KCNA, le leader nord-coréen a indiqué que «presque tous les secteurs avaient été loin d'atteindre les objectifs fixés».

«Les expériences, les leçons et les erreurs commises» seront analysées, a-t-il précisé, devant quelque 7 000 délégués et participants. Ces déclarations, sous forme de mea-culpa, apparaissent pour le moins surprenantes, au cœur d’un régime comme celui de la Corée du Nord, mais Kim Jong-Un «reconnaît des erreurs et non pas ses erreurs» relève Pierre Rigoulot, spécialiste de la Corée du Nord qui voit dans cette nuance «quelque chose d’inquiétant pour les responsables du secteur économique».

Consolider la stature de Kim Jong-un

Le pays, sous le coup de sanctions internationales destinées à contraindre Pyongyang à renoncer à ses programmes nucléaires et balistiques, apparaît de plus en plus isolé après la fermeture de ses frontières il y a un an face à la pandémie de coronavirus.

La crise que connaît le pays est donc multiforme, à la fois économique, diplomatique et sanitaire. Dans ce contexte, un effort supplémentaire sera probablement demandé à la population «à qui l’on a déjà demandé énormément», observe le directeur de l'Institut d'Histoire Sociale.

Entretien avec Pierre Rigoulot
11 janvier 2021, 10:56