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Femme en prière près de la cathédrale de Notre-Dame de Kaya au Burkina Faso Femme en prière près de la cathédrale de Notre-Dame de Kaya au Burkina Faso  (SESAME PICTURES)

Burkina Faso :«Faire renaître la confiance et le dialogue»

Alors que l’élection présidentielle se tiendra le 22 novembre au Burkina Faso, l’Église locale invite à privilégier le dialogue et à ne pas céder aux bruits des armes dans un pays profondément déstabilisé par la violence djihadiste. Entretien avec Mgr Laurent Dabiré, président de la conférence épiscopale Burkina-Niger.

Entretien réalisé par Olivier Bonnel-Cité du Vatican

L’élection présidentielle aura lieu le 22 novembre prochain au Burkina Faso. Un scrutin à haut risque dans un pays déstabilisé depuis plusieurs années par la violence djihadiste. Le 26 octobre, les treize candidats à l’élection ont signé un «pacte de bonne conduite» les engageant à faire campagne de manière responsable et dans un climat apaisé.

Malgré cette bonne volonté, ces élections pourraient être propices à des flambées de violence, par les groupes terroristes qui ont un intérêt à déstabiliser ce pays du Sahel.

En cinq ans, les violences djihadistes ont fait 1200 morts et un million de déplacés. Certains voudraient faire une lecture religieuse du conflit qui déstabilise le pays.

La pauvreté, matrice de la violence

Le Burkina Faso est un pays fragile et encore traumatisé, mais les solutions sont là pour faire baisser la violence. A commencer par lutter contre le problème chronique de la pauvreté et de l’accès inégal aux ressources. Début octobre, un rapport du Catholic Relief Service (l'organisme caritatif de l’Église catholique des États-Unis) faisait part de ces déséquilibres et soulignait que de nombreux djihadistes rejoignaient les groupes armés non pas tant pour des motifs religieux mais pour protester contre la pauvreté et le chômage.

L’Église catholique du Burkina, tout comme les autres confessions, tente d’apporter sa contribution au développement, aidant, via la Caritas locale à subvenir aux besoin des plus vulnérables et invitant au dialogue et à la paix. Mgr Laurent Dabiré, évêque de Dori, au Nord-Est du Burkina, et président de la conférence épiscopale du Burkina-Niger revient sur la situation sécuritaire dans le pays et la nécessité de faire taire les armes.

Entretien avec Mgr Dabiré, évêque de Dori
28 octobre 2020, 15:16