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L'incendie a presque totalement détruit la zone franche du port de Beyrouth L'incendie a presque totalement détruit la zone franche du port de Beyrouth 

Incendie gigantesque dans le port de Beyrouth

Une épreuve de plus pour un pays déjà à genoux: un important incendie s’est déclaré ce jeudi après-midi dans le port de Beyrouth, là même où, il y a un mois et une semaine, une double explosion ravageait la capitale libanaise.

C’est un tragique air de déjà vu pour les Beyrouthins, encore sous le choc de la catastrophe du 4 août dernier. Vidéos et photos postées sur les réseaux sociaux donnent un aperçu de l’ampleur de l’incendie qui s’est déclaré cet après-midi dans les hangars de la zone franche du port, suscitant la panique des ouvriers opérant sur les lieux.

De violentes flammes dévorent des entrepôts où sont stockés pneus et huiles de moteur, matières très inflammables, tandis que des colonnes de fumée noires obscurcissent le ciel de la capitale. Des équipes de la défense civile et des hélicoptères de l’armée tentent d’éteindre cet incendie, dont les origines sont encore inconnues. Les routes d’accès au port ont été fermées. La Croix-Rouge libanaise a fait état d'une personne blessée par suffocation.

Les Libanais, partagés entre colère et incrédulité, partagent leur désarroi sur les réseaux sociaux. Alors que le traumatisme lié au drame du 4 août -qui a fait 192 morts et plus de 6 500 blessés-, reste vif, ce nouveau drame représente l’épreuve de trop. Le pays, en plein naufrage économique et social, est à genoux ; le divorce entre une classe politique conspuée pour son incurie et la population excédée semble consommé.

Le pays du Cèdre est au cœur des préoccupations du Saint-Siège; il y a quelques jours, le Pape François invitait à une journée de jeûne et de prière pour le Liban et envoyait dans le même temps son secrétaire d’État, le cardinal Pietro Parolin à Beyrouth. Celui-ci y exprimait, au nom du Pape, toute la proximité de l’Église universelle, assurant aux Libanais qu’ils «n’étaient pas seuls», formulant aussi le vœu que la société libanaise renaisse de ses cendres et se reconstruise sur le droit, les devoirs, la transparence, la responsabilité collective et le service du bien commun.

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10 septembre 2020, 16:26