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Opposant à la peine de mort lors d'une manifestation le 15 juillet 2020 à Terre Haute, Indiana Opposant à la peine de mort lors d'une manifestation le 15 juillet 2020 à Terre Haute, Indiana  (ANSA)

Les évêques américains appellent à la fin des exécutions fédérales

Deux évêques interpellent le président des États-Unis et l'Attorney General à ne plus permettre le recours au niveau fédéral à la peine de mort alors qu'une exécution doit avoir lieu cette semaine.

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Dans une déclaration ce mardi, l'archevêque d'Oklahoma City, Mgr Paul. S. Coakley, président du Comité sur la Justice et le Développement humain de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB), et l'archevêque de Kansas City, Mgr Joseph F. Naumann, président du Comité des Activités pour la vie, soulignent que depuis juillet dernier, cinq exécutions ont eu lieu aux États-Unis. C'est plus qu'en aucune autre année du siècle passé.

Mardi, le gouvernement fédéral a mis à mort William Emmett LeCroy reconnu coupable du viol et du meurtre d'une infirmière de 30 ans en Géorgie il y a 19 ans. Il avait été condamné à mort en 2004.

Jeudi, Christopher Vialva doit être exécuté pour avoir tiré à mort sur un homme près de Fort Hood, au Texas, en 1999 quand il était adolescent. Sa mère a fait appel au président Donald Trump pour lui accorder une grâce.

Exécutions inutiles et inacceptables

Les archevêques affirment qu'en tant qu'Église, «nous devons donner une aide concrète aux victimes de violence et nous devons encourager la réhabilitation et le retour de ceux qui commettent des violences». «La responsabilisation et une sanction légitime font partie de ce processus» ajoutent-ils. «La responsabilité du préjudice est nécessaire si la guérison doit avoir lieu et peut contribuer à protéger la société», mais, soulignent-ils, «les exécutions sont totalement inutiles et inacceptables, comme l'ont déclaré les Papes Jean-Paul II, Benoît XVI et François».

En juillet dernier, la Cour suprême a refusé de se saisir de l'affaire des condamnés à mort fédéraux qui avaient contesté le protocole d'injection létale du gouvernement. Cela a permis à l'administration Trump de procéder aux premières exécutions au niveau fédéral depuis près de deux décennies.

Suite à cette décision, Mgr Coakley a déclaré à Vatican News qu'il était attristé par cette décision, ajoutant qu'il ne pensait pas qu'il y ait «une quelconque situation dans laquelle la peine de mort soit justifiable». L'archevêque a également souligné que l'Église «travaille ardemment depuis des années pour combattre non seulement l'utilisation de la peine de mort par le gouvernement fédéral mais aussi par les gouvernements des États».

En août, Lezmond Mitchell et Keith Dwayne Nelson ont été mis à mort suite à la décision de la Cour suprême des États-Unis. Trois autres personnes ont été exécutées en quatre jours en juillet.

23 septembre 2020, 17:21