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Vue aérienne du vraquier Wakashio, échoué à Maurice. Vue aérienne du vraquier Wakashio, échoué à Maurice.   (AFP or licensors)

Île Maurice : la mobilisation se poursuit contre la marée noire

Que faire de l’épave du Wakashio ? Ce navire commercial japonais qui s’est échoué puis brisé en deux le 15 août, déversant plus de 100 tonnes d’hydrocarbures dans les eaux turquoises de l’ile Maurice ? Le Japon et la France la France ont annoncé avoir envoyé des experts auprès du gouvernement mauricien.

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Faut-il faire couler l’avant de l’épave au grand large, une piste pour l’instant privilégiée par les autorités mauriciennes, ou alors scénario plus écologique mais beaucoup plus long, le remorquer et le déconstruire ailleurs ? Pour aider, les autorités à gérer le démantèlement du vraquier japonais, la France a envoyé sur place trois experts par voie militaire le 17 août au matin, l’annonce a été faite par le ministre français de l’Outre-mer qui est arrivé dimanche soir à la Réunion. 

Si l’île française est encore préservée, il n’est pas exclu pour autant qu’apparaissent sur ses côtes des boulettes d’hydrocarbures venant de Maurice. Pour aider le pays voisin à limiter les dégâts environnementaux, l’union des coiffeurs réunionnais poursuit sa collecte de cheveux: ils sont en effet utilisés en mer pour capter le fioul qui s’écoule encore du navire. Entre 800 et 1000 tonnes de fioul se sont échappées du navire depuis qu’il s’est échoué à la Pointe Esny le 25 juillet dernier.

La mobilisation citoyenne salué par l’Eglise a été remarquable mais n’a pas suffi. Le 15 août, lorsque le bateau japonais s’est brisé en deux, il restait encore 90 des 3800 tonnes de carburant à bord. 30 mètres cube de pétrole sont dans la partie arrière du bateau toujours coincé dans le récif. Il sera très difficile d’aller le pomper en raison du mauvais temps annoncé avec des vagues pouvant atteindre  4 à 5 mètres de hauteur. 

17 août 2020, 15:34