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Fayez Mustafa al-Sarraj, chef du Conseil présidentiel, au port de Tripoli après une attaque, le 19 février 2020. Fayez Mustafa al-Sarraj, chef du Conseil présidentiel, au port de Tripoli après une attaque, le 19 février 2020.  

Libye: les autorités rivales annoncent un cessez-le-feu et des élections

Les autorités rivales en Libye ont annoncé séparément vendredi 21 août la cessation des hostilités et l'organisation prochaine d'élections dans le pays. Une initiative saluée par l'ONU et plusieurs pays occidentaux.

Ces annonces sont intervenues après plusieurs visites de responsables étrangers en Libye. Dans un communiqué, Fayez al-Sarraj, également chef du Conseil présidentiel qui chapeaute le gouvernement, a appelé à la tenue d'«élections présidentielle et parlementaires en mars prochain».

Il a aussi «ordonné un cessez-le-feu immédiat et l'arrêt des opérations sur tout le territoire», ce qui permettra selon lui, de créer des zones démilitarisées dans la région de Syrte (nord) et celle de Joufra, plus au sud, toutes deux sous contrôle des pro-Haftar.

Libérer les installations pétrolières

Dans son communiqué, Aguila Saleh, qui dirige le premier Parlement élu en Libye depuis 2011 et est basé dans l'Est, a annoncé des élections, mais sans avancer de date, et appelé «toutes les parties à un cessez-le-feu immédiat». Il propose la formation, sans doute après des élections, d'un nouveau Conseil présidentiel qui serait basé à Syrte.

Dans leurs communiqués, les deux hommes ont en outre jugé «nécessaire» la reprise de la production et des exportations dans les champs et terminaux pétroliers. Celles-ci sont bloquées depuis janvier par les pro-Haftar qui contrôlent les sites pétroliers. 

 

La compagnie nationale de pétrole a salué les annonces mais appelé à ce que «toutes les installations pétrolières soient libérées de toute présence militaire», en vue d'une reprise des exportations.

Une reprise du processus politique saluée

Côté réactions, la Mission d'appui de l'ONU en Libye (la Manul) a accueilli «chaleureusement cette entente» interlibyenne, appelant à «la reprise du processus politique». La France, impliquée dans de précédentes initiatives pour un règlement politique, a souligné que ces promesses, jugées «positives», «doivent se matérialiser sur le terrain». Le chef de la diplomatie de l'Union européenne, Josep Borrell, a pour sa part abondé dans le même sens, estimant «crucial que toutes les parties s'en tiennent à leurs déclarations».

22 août 2020, 12:29