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Il y a 4 ans, la ville d'Amatrice était frappée par un séisme de 6,2 sur l'échelle de Richter. Il y a 4 ans, la ville d'Amatrice était frappée par un séisme de 6,2 sur l'échelle de Richter.   (ANSA)

4 ans après le séisme, les Apennins en portent toujours les stigmates

Le Pape François en a parlé dimanche 23 août après la prière de l’Angélus: quatre ans après le puissant séisme qui a frappé le centre de l’Italie, de nombreuses personnes souffrent encore de la catastrophe et les travaux patinent.

Marine Henriot - Cité du Vatican

Dans la ville d’Amatrice et ses alentours, l’horloge semble s’être arrêtée il y a quatre ans, à 3h36, quand un séisme de 6,2 sur l'échelle de Richter frappait la haute vallée du Tronto, emportant la vie de 298 personnes. 

Quatre ans plus tard, le constat est sans appel. Les travaux prennent du retard et 41 000 personnes vivent toujours dans des logements d’urgences qui auraient dû être provisoires. Leurs maisons détruites sont encore en gravats. Même situation pour les bâtiments publics: concernant par exemple les écoles, 17 ont été reconstruites et 230 attendent des travaux, selon le journal italien Il Fatto Quotidiano. Du côté des églises, énorme patrimoine culturel de la région, 740 d'entre elles doivent être rénovées.

Depuis 2016, 13 948 demandes ont été déposées pour obtenir une contribution économique au démarrage des travaux, dont 9 687 pour dommages mineurs et 4 261 pour dommages graves. Mais, selon le recensement de la protection civile, 80 000 bâtiments nécessitent des interventions, dont un peu plus de 30 000 pour des dommages mineurs et un peu moins de 50 000 pour des dommages graves. Le risque est celui de ne plus jamais reconstruire: les victimes du tremblement de terre qui ont subi des dommages mineurs, en effet, ont jusqu'au 20 septembre pour soumettre la demande d'assistance.

La promesse des politiques 

Le gouvernement de la péninsule promet de débloquer la lourde machine de l’administration italienne: de nouvelles ordonnances ont été mises en place au début de l’année pour faciliter l’avancée des reconstructions. D’ici le printemps prochain, 5 000 chantiers devraient être ouverts. 

Mais, telle un drame dans le drame, la pandémie a donné un nouveau coup de frein et les ouvriers ont été arrêtés pendant six mois. Sur place, la colère monte. Si les cérémonies aux flambeaux qui d’habitude ont lieu pour rendre hommage aux victimes ont été annulées en raison des mesures sanitaires, le premier ministre Giuseppe Conte et le président de la région Lazio Nicola Zingaretti sont attendus ce lundi 24 août dans les Apennins. 

Un lieu cher au Saint-Père, qui s’était rendu le 4 octobre 2016 à Amatrice. «Je renouvelle mes prières pour les familles et les communautés qui ont subi le plus de dommages, afin qu'elles puissent aller de l'avant avec solidarité et espoir, et j'espère que la reconstruction sera accélérée, afin que les gens puissent vivre en paix dans ces beaux territoires des Apennins», a-t-il déclaré ce dimanche 23 août après la prière de l’Angélus, à la veille de ce triste anniversaire.

24 août 2020, 12:30