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Emmanuel Macron est ses nouveaux ministres réunis à l'Elysée le 7 juillet. Emmanuel Macron est ses nouveaux ministres réunis à l'Elysée le 7 juillet.  

France : Emmanuel Macron opte pour « un gouvernement de combat » ancré à droite

Pour les deux dernières années de son quinquennat, le président français a misé sur des ministres venus de la galaxie sarkozyste pour affronter une crise économique sociale et environnementale sans précédent.

Entretien réalisé par Olivier Bonnel-Cité du Vatican

Emmanuel Macron a tenu mardi 7 juillet son premier conseil des ministres, au lendemain de la nomination du nouveau gouvernement dirigé par Jean Castex. Selon le nouveau porte-parole gouvernemental, Gabriel Attal, le président français a appelé à un «changement profond de méthode» pour les deux dernières années de son quinquennat.

Quatre grands axes ont été dessinés pour concrétiser son action politique : la «reconstruction du pays», que ce soit sur le plan économique, social, environnemental, culturel ou territorial, la défense d’un «patriotisme républicain», à travers notamment la justice et la police, le renforcement des territoires et du lien avec les élus locaux et enfin l’engagement européen, un axe incontournable pour peser avec les voisons de l’UE plus face à la crise

Ces grandes lignes seront  détaillées lors du discours de politique générale du premier ministre Jean Castex, attendu la semaine prochaine.

L’ombre de Nicolas Sarkozy

Si quelques figures font partie des «surprises» de cette nouvelle équipe, comme la nomination de l’avocat pénaliste Eric Dupond-Moretti au poste de garde des Sceaux, ou le retour de Roselyne Bachelot, ancienne ministre de l’écologie sous Jacques Chirac puis de la santé et des sports sous Nicolas Sarkozy, ce nouvel exécutif français ne semble néanmoins pas marquer de rupture nette avec la précédente équipe, malgré la volonté d’écrire une nouvelle partition.

Cet ancrage vers la droite du macronisme devra encore convaincre, en particulier dans un pays où la demande de justice sociale et climatique monte, comme l’ont rappelé les élections municipales. Ces choix d’Emmanuel Macron montrent par ailleurs l’influence encore forte de l’ancien président Nicolas Sarkozy sur la vie politique, mais ne constituent pas une surprise selon Vincent Martigny, professeur de sciences politiques à l’université de Nice et à l’école Polytechnique à Paris

Entretien avec Vincent Martigny

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08 juillet 2020, 10:41