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Rupture du jeûne (Iftar) sur une plage de Gaza Rupture du jeûne (Iftar) sur une plage de Gaza 

Caritas Jérusalem aux côtés des malades de Gaza

La bande de Gaza recense à l’heure actuelle 55 cas confirmés de Covid-19 pour un décès. Alors que la situation semble se dégrader, la Caritas Jérusalem réaffirme son engagement dans ce territoire enclavé et l’un des plus densément peuplés au monde.

Le plus grand défi de la Caritas Jérusalem, de l’aveu même de son directeur exécutif à Gaza, Ameen Sabbagh, est «de continuer à fournir des soins de santé aux populations vulnérables, en prenant les plus grandes précautions d'hygiène». La petite antenne locale, qui constitue un «point de référence» pour les mesures anti-contagion, dispose de deux équipes médicales qui sillonnent pas moins de 15 localités gazaouies, suivant un roulement de 15 heures chacune. Le personnel de l'établissement est composé de médecins spécialistes -comprenant un cardiologue, un interne, un pédiatre, un dermatologue, un gynécologue et un échographiste- et reçoit en moyenne 300 patients par jour.

Ameen Sabbagh affirme que toutes les précautions sont prises pour éviter une propagation du virus, même si le risque est bel et bien présent. «Nous ne voulons même pas imaginer les conséquences si la Covid-19 se répandait dans tout Gaza», lâche-t-il. Deux millions de personnes survivent aujourd’hui dans ce territoire exigu et soumis à un blocus israélien. 80% d’entre elles dépendent de l’aide humanitaire et 90% des familles n’ont pas accès à l’eau potable.

Gaza semblait plutôt épargnée depuis le début de la pandémie ; les restaurants et cafés avaient même été autorisés à rouvrir pour le Ramadan. Mais depuis la semaine dernière -et le retour de 1 500 Gazaouis qui avaient été bloqués à l’étranger-, on note une augmentation significative du nombre de cas. Les inquiétudes quant à une possible contagion de masse dans l’enclave se sont aussitôt ravivées car le système de santé sclérosé de Gaza ne pourrait faire face. Les humanitaires sur place pointent notamment un cruel manque d’équipement adéquat -respirateurs, moniteurs, lits- pour les unités de soins intensifs.

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28 mai 2020, 14:38