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Mariage aux Philippines alors qu'une colonne de fumée s'élevait dans le ciel au dessus du volcan Taal, le 12 janvier dernier. Mariage aux Philippines alors qu'une colonne de fumée s'élevait dans le ciel au dessus du volcan Taal, le 12 janvier dernier.  (randolfevan.com)

Philippines: l’Église réagit à la légalisation du divorce en cours d'examen

La Commission parlementaire chargée de la population et des relations familiales a approuvé le 5 février dernier une proposition de loi ayant pour but de légaliser le divorce aux Philippines, seul pays au monde avec le Vatican à ne pas n’avoir pas légalisé cette pratique.

Anne-Quitterie Jozeau - Cité du Vatican

Le projet de loi visant à légaliser le divorce aux Philippines, surnommée «House Bill 100» ou «Absolute Divorce Bill» est en cours d’examen parlementaire. Évêques, associations catholiques, avocats ont ardemment contesté cette réforme, estimant que les valeurs familiales ne seraient plus défendues et que l’institution du mariage serait affaibli si la loi passait.

Un débat bâclé et inconstitutionnel

En charge des affaires publiques au sein de la Conférence des évêques des Philippines, Mgr Jérôme Siciliano s’inquiète et s’attriste de la rapidité du débat concernant une question si importante. «Nous aurions souhaité davantage de consultations, de délibérations, de discussions et de débats, mais on ne nous en a pas donné l’opportunité, ajoute-t-il avec dépit.

Crainte d’un affaiblissement de la famille

Plusieurs associations catholiques défendant la famille et le mariage se sont également exprimées sur le sujet. «Le Congrès philippin doit agir pour renforcer la famille et non pour l’affaiblir» a jugé  le président du Conseil des laïcs des Philippines «Laiko», une plateforme qui rassemble différentes organisations et mouvements ecclésiaux. Rouquel Ponte met en exergue les conséquences désastreuses qui résultent du divorce rendu légal dans le monde entier. Il évoque auprès de l’agence Fides «l’affaiblissement de l’institution familiale» et «les problèmes (concernant) le conjoint abandonné et les enfants». Le fait que les Philippines soient un des derniers pays à ne pas avoir légalisé le divorce n’est pas selon lui un argument recevable pour l’autoriser.

Plus d’accompagnement

Conscient de l’existence de mariages «ratés», Rouquel Ponte souhaite promouvoir davantage d’aides tant dans «l’éducation» que dans «la formation et l’accompagnement humain et spirituel» des familles.

Ce projet de loi est soutenu par de nombreuses forces politiques qui souhaitent faciliter les démarches longues et coûteuses afin de divorcer dans le pays.

07 février 2020, 16:03