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Vatican News
Les forces de sécurité déployées sur le lieu de l'attentat à Mogadiscio, le 28 décembre 2019. Les forces de sécurité déployées sur le lieu de l'attentat à Mogadiscio, le 28 décembre 2019.  (ANSA)

Un attentat frappe Mogadiscio, capitale de la Somalie

Une voiture piégée a explosé dans un quartier de la capitale somalienne. C’est l’une des attaques les plus meurtrières de ces dernières années. La plupart des victimes sont des étudiants qui circulaient à bord de bus.

Entretien réalisé par Xavier Sartre – Cité du Vatican

Selon un dernier bilan publié ce samedi midi, au moins 76 personnes, essentiellement des civils, ont perdu la vie dans un attentat à la voiture piégée qui a frappé samedi matin la ville de Mogadiscio, la capitale de la Somalie. Le véhicule a explosé dans une rue très fréquentée où la circulation était dense en raison de la présence d’un poste de sécurité et d’un centre des impôts.

De nombreux autres véhicules ont pris feu à cause de l’explosion, ce qui a piégé la plupart des victimes mortes carbonisées. Selon le maire de la capitale, la plupart d’entre elles sont des étudiants et d’autres civils qui étaient présents à bord de bus.

L’attentat n’a pour l’instant pas été revendiqué mais les soupçons se portent sur les shebab, les islamistes somaliens chassés de Mogadiscio en 2011 qui sont responsables de la plupart des attentats commis jusqu’à présent dans le pays.

Il y a deux semaines, ils avaient ainsi attaqué un hôtel de la capitale fréquenté par des responsables politiques, des officiers et des diplomates. La présence dans le pays de 20 000 soldats de la force de l’Union africaine en Somalie, l’Amisom, ne change rien à la situation puisque les shebab contrôlent toujours de vastes territoires, principalement en milieu rural d’où ils poursuivent leur guérilla et leurs incursions en ville.

Mgr Giorgio Bertin, évêque de Djibouti et administrateur apostolique de la Somalie, se dit «surpris» par cette attaque après une période relativement calme. Il regrette que la situation, qu’il juge «fragile», n’ait que peu évolué et que les responsables politiques au niveau tant national que clanique, ne se préoccupent pas assez de l’intérêt général.

Entretien avec Mgr Bertin
28 décembre 2019, 14:02