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Le président turc Recep Tayyip Erdogan reçu par Donald Trump à la Maison Blanche, le 13 novembre 2019 Le président turc Recep Tayyip Erdogan reçu par Donald Trump à la Maison Blanche, le 13 novembre 2019  (ANSA)

Trump salue la bonne entente avec le président turc Erdogan

Le président américain Donald Trump a reçu, mercredi 13 novembre 2019, à la Maison Blanche son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. Cette rencontre a eu lieu après des semaines de tensions entre les deux pays. Mais le ton était cordial, les deux chefs d’État ont vraisemblablement souhaité éviter les sujets qui fâchent.

Hélène Destombes - Cité du Vatican

L’offensive turque contre les forces kurdes en Syrie était dans tous les esprits lors de cette rencontre, tout comme l’achat par la Turquie de systèmes de missiles antiaériens S-400 à la Russie, mais de son irritation Donald Trump n’a rien laissé paraitre. Bien au contraire, le président américain a accueilli le chef d’Etat turc dans le Bureau ovale en évoquant une longue amitié et en déclarant être «un grand fan du président Erdogan». Rien à voir avec le ton belliqueux employé par le président américain dans une lettre adressée à son homologue turc après le lancement de l’offensive militaire lui conseillant de «ne pas faire l’idiot, de ne pas jouer au dur».

Lors d’une conférence de presse commune, Donald Trump s’est félicité du cessez-le-feu conclu mi-octobre qui «continue à tenir». Il a également rappelé qu’Ankara était «un important allié au sein de l'Otan» relevant que le président turc n'avait pas vraiment apprécié les propos d’Emmanuel Macron. Le président français avait dénoncé «une agression» menée par la Turquie et jugé que l'Otan était en état de «mort cérébrale». Des déclarations «inacceptables» a signifié Recep Tayyip Erdogan.

Le président américain a, par ailleurs, appelé les pays européens - France et Allemagne en tête - à rapatrier leurs ressortissants figurant parmi les jihadistes de l’État islamique détenus en Syrie. «Ces pays devraient nous aider», a-t-il déclaré.U ne réunion doit rassembler ce jeudi à Washington les ministres de la coalition internationale antijihadiste. Elle avait été demandée en urgence par le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian après l'annonce du retrait des soldats américains.

(avec l’AFP)

14 novembre 2019, 08:49