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Le nouveau centre de données de Facebook, en construction à Eagle Mountain, dans l'Utah, le 7 novembre 2019. Il s'agit d'un bâtiment de plus de 90 000 m2 situé sur un terrain de 2 millions de m2. Le nouveau centre de données de Facebook, en construction à Eagle Mountain, dans l'Utah, le 7 novembre 2019. Il s'agit d'un bâtiment de plus de 90 000 m2 situé sur un terrain de 2 millions de m2.  (AFP or licensors)

Diminuer la pollution numérique, un enjeu pour l'avenir

C’est une pollution moins visible que celles des automobiles ou des avions mais, au quotidien, les impacts environnementaux du numérique ne cessent de croître. Analyse avec Frédéric Bordage, auteur de l’étude «empreinte environnementale du numérique mondial», publié par GreenIt.fr.

Marine Henriot - Cité du Vatican  

L'impact de cette forme de pollution reste encore peu pris en considération, il est pourtant massif à en croire l’étude récemment publiée par GreenIT.fr.

À l’échelle mondiale, l’empreinte environnementale du numérique représente aujourd'hui environ 2% des émissions de gaz à effet de serre, ce qui équivaut aux émissions d'un continent de deux à trois fois la taille de la France, ou aux émissions du parc automobile français multiplié par cinq. 

De quoi parle-t-on ?

L’empreinte numérique provient de la pollution émise par les objets numériques qui ont envahi notre quotidien: écrans de télévision, ordinateurs, téléphones, objets connectés, etc. Dans le monde, 4, 1 milliards d’utilisateurs possèdent 3, 4 milliards d’équipements de ce type.

Mais en quoi polluent-ils ? C'est leur fabrication qui est énergivore et qui détériore les ressources naturelles. Pour fabriquer un ordinateur par exemple, il faudrait compter 16 fois son poids en matériaux. Dans un second temps, la consommation électrique de ces appareils a également un impact, mais dans une moindre mesure. 

Enfin, envoyer un mail ou cliquer sur un moteur de recherche est également un facteur de pollution. Les centres de stockage de données ne cessent d’accroître leur volume d’informations collectées, le stokage et le traitement de ces données consomment d'autant plus d'énergie.  

Un avenir inquiétant

Le secteur numérique étant en plein essor, son impact environnemental promet d'accroître. Selon l’étude de GreenIT.fr, la pollution numérique passera de 2,5 % de l’empreinte de l’humanité en 2010, à près de 6 % en 2025. Sa production de gaz à effet de serre risque de doubler, passant de 2,2 % en 2010 à 5,5 % en 2025.

Comment contraster ce phénomène ? Frédéric Bordage, expert du numérique durable en France et à l'origine de GreenIt.fr, propose de se tourner vers l’écoconception. Explications. 

Entretien avec Frédéric Bordage, expert du numérique durable

 

15 novembre 2019, 08:32