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Vatican News
Dans un bureau de vote à Moscou, le 8 septembre 2019 Dans un bureau de vote à Moscou, le 8 septembre 2019   (ANSA)

Le parti de Vladimir Poutine recule à Moscou

Les élections locales du 8 septembre ont confirmé le reflux de Russie Unie, qui a perdu de nombreux sièges à l’Assemblée de la capitale.

Entretien réalisé par Olivier Bonnel - Cité du Vatican

C’est une alerte pour la formation politique de Vladimir Poutine. Les élections locales du 8 septembre ont été un camouflet pour le parti présidentiel Russie Unie. Si le parti au pouvoir garde la majorité à la Douma de Moscou, avec 25 sièges sur 45, les députés proches du Kremlin perdent près d'un tiers de leurs élus par rapport à la mandature précédente, soit 13 sièges.

Passant de 5 à 13 députés, le parti communiste est le grand vainqueur du scrutin. Deux autres formations font leur entrée au Parlement de la capitale russe: les libéraux du parti Labloko, qui remportent trois sièges et le parti Russie Juste, considéré comme faisant partie de l'opposition, mais "tolérée" par le Kremlin, qui a désormais trois députés.

Une dépendance à Vladimir Poutine qui pose question

Ce résultat n’est pas vraiment une surprise en raison de la sociologie de la capitale russe, qui concentre de nombreux opposants au pouvoir de Vladimir Poutine et en raison des nombreuses manifestations de ces dernières semaines qui avaient rassemblé des milliers d’opposants.

«On s'est battu ensemble pour ça !», s’est réjoui d’ailleurs l’opposant Alexeï Navalny sur son compte Twitter, qui avait appelé à «voter intelligemment» pour faire battre les candidats pro-Kremlin. Même si la participation, avec 21,7% reste très faible, le vote utile semble donc avoir porté ses fruits. Si Russie Unie semble un parti de plus en plus discrédité, Vladimir Poutine reste pour autant encore très populaire.

Arnaud Dubien, directeur de l’observatoire franco-russe de Moscou, revient sur les raisons de ce camouflet dans la capitale russe.

Entretien avec Arnaud Dubien
10 septembre 2019, 11:13