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Le centre pour migrants bombardé dans la banlieue de Tripoli. Le centre pour migrants bombardé dans la banlieue de Tripoli. 

Un centre de détention pour migrants bombardé en Libye

Les réactions dans le monde se multiplient après le bombardement mardi soir d’un centre de détention pour migrants en Libye. Selon un dernier bilan publié ce mercredi, 44 personnes ont été tuées et une centaine blessées.

Le gouvernement d’union nationale accuse les troupes de Khalifa Haftar d’être les auteurs de cette frappe. Cette affaire va maintenant être examinée par le Conseil de sécurité de l’ONU, où une réunion d’urgence a été convoquée pour la fin de journée à New York, ce mercredi 3 juillet 2019.

Un peu plus tôt dans la journée, l’émissaire de l’ONU en Libye, Ghassan Salamé, a condamné ce qu’il a appelé un attentat qui pourrait constituer un crime de guerre, un crime «contre des innocents contraints d’échouer dans cet abri par des conditions de vie épouvantables», a-t-il déclaré.

L’émotion est grande, notamment en Europe. L’Union européenne parle d’une «horrible attaque». Elle espère qu’une enquête de l’ONU puisse déterminer les circonstances exactes et les responsabilités de ce bombardement.

Mais au-delà de l’émotion, cette frappe, qui s’inscrit dans le cadre de la guerre civile libyenne, met en lumière ce que vivent les migrants coincés dans ce pays. Le HCR, le haut-commissariat pour les réfugiés, rappelle qu’il avait demandé la fermeture du centre, situé dans une ancienne base militaire. Il met aussi en cause un certain aveuglement des Européens sur la situation des migrants en Libye.

En Italie, pays en première ligne sur le dossier des migrations en provenance d’Afrique du Nord, les évêques condamnent «un acte déplorable de déshumanité», comparant les camps de détention avec des camps de concentration. Ils appellent à une prise de conscience mondiale face au phénomène migratoire.

03 juillet 2019, 18:13