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Un arbre de Noël, un gilet jaune et le drapeau français, le 16 décembre, au Voivres-Lès-Le Mans Un arbre de Noël, un gilet jaune et le drapeau français, le 16 décembre, au Voivres-Lès-Le Mans  (AFP or licensors)

Message pour la Paix : miser sur la confiance pour vaincre les peurs

La «bonne politique» est celle qui se met au service de la paix. Dans son message annuel pour la Journée mondiale de la paix, le Pape dénonce les vices de la politique qui ont affaibli «l’idéal d’une authentique démocratie». Il invite chacun à «apporter sa pierre à la construction de la maison commune» en s’opposant à l’actuel «climat de méfiance». Analyse de François Mabille, chercheur au Groupe Religions, Sociétés, Laïcités de l’Ecole pratique des hautes études.

Entretien réalisé par Marie Duhamel – Cité du Vatican

La paix «est le fruit d’un grand projet politique qui se fonde sur la responsabilité réciproque et sur l’interdépendance des êtres humains». Dans son message, le Pape appelle chacun à une conversion des cœurs. Il juge essentiel de faire la paix avec soi-même, pour rencontrer l’autre, redécouvrir la grandeur de la Création et prendre ses responsabilités.

Le Pape s’inquiète en particulier du «climat de méfiance qui s’enracine dans la peur de l’autre ou de l’étranger, dans l’angoisse de perdre ses propres avantages» pour trouver un écho également au niveau politique avec «des attitudes de fermeture ou des nationalismes qui remettent en cause cette fraternité dont notre monde mondialisé a tant besoin».

Dans son message, le Pape fustige les nombreux aussi les vices de la vie politique tels que la corruption, la négation du droit, ou encore la xénophobie et le racisme. «Les discours politiques qui tendent à accuser les migrants de tous les maux et à priver les pauvres de l’espérance ne sont pas justifiables», affirme-t-il. Il exhorte les élus à œuvrer pour le bien de la famille humaine, en faisant preuve d’équité, d’honnêteté et de fidélité.

Le Pape reconnait qu’exercer des responsabilités politiques est un «défi permanent», d’autant que la capacité de gouverner a été mise à rude épreuve ces dernières années, estime François Mabille chercheur au Groupe Religions, Sociétés, Laïcités de l’Ecole pratique des hautes études – CNRS.

Entretien avec François Mabille chercheur au CNRS
19 décembre 2018, 08:22