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Des femmes sud-soudanaises manifestent contre les violences à leur encontre dans le pays, le 13 juillet 2018. Des femmes sud-soudanaises manifestent contre les violences à leur encontre dans le pays, le 13 juillet 2018.  (AFP or licensors)

L’Onu s’alarme des violences contre les femmes au Soudan du Sud

Au cours des douze derniers jours, plus de 150 femmes et filles sont venus chercher de l’aide auprès avoir été violées ou brutalisées.

Au premier semestre de 2018, environ 2 300 cas de violence contre les femmes ont été signalés. Plus de 20% des victimes qui se sont manifestées étaient mineurse, a affirmé, ce mardi 4 décembre, Mark Lowcock, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l’Onu, de concert avec Henrietta Fore responsable de l’Unicef ou encore Natalia Kanem du Fonds des Nations unies pour la population.

Le nombre réel de victimes serait en réalité beaucoup plus élevé, cette violence à l’égard des femmes étant mal documentée.

«Au cours de ces 12 derniers jours, plus de 150 femmes et filles ont reçu une assistance après avoir subi des violences sexuelles, y compris des viols, près de Bentiu, au Soudan du Sud», a-t-il relevé.

Les assaillants ont été décrits comme des hommes armés, souvent en uniforme, avance l’organisation internationale, demandant aux autorités compétentes de dénoncer publiquement ces attaques et de veiller à ce que tous les responsables de ce crime soient traduits devant la justice.

« En dépit des engagements des dirigeants de ce pays à cesser les hostilités et à relancer le plan de paix, la situation sécuritaire pour les civils reste catastrophique, notamment pour les femmes et les enfants», a renchéri Antonio Guterres lundi.

Evoquant le recours aux violences sexuelles comme « tactique de guerre »récurrente dans le pays, M. Guterres souligne que de tels «comportements prédateurs contre les plus vulnérables sont inacceptables»«Le secrétaire général exhorte les dirigeants de toutes les parties au conflit (...) à s’opposer à l’impunité pour ces crimes via des enquêtes et des poursuites judiciaires pour leurs auteurs.»

Le Soudan du Sud a sombré dans la guerre civile en décembre 2013 à Juba, lorsque le président Salva Kiir, un Dinka, a accusé Riek Machar, son ancien vice-président, de l’ethnie nuer, de fomenter un coup d’Etat.

Le conflit, marqué par des atrocités à caractère ethnique et le recours au viol comme arme de guerre, a fait plus de 380 000 morts, et poussé plus de quatre millions de Sud-soudanais, soit près d’un tiers de la population, à fuir.

04 décembre 2018, 17:45