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Des catholiques nicaraguayens lors d'une messe pour la libération d'un prisonnier politique dans la catédrale de Managua, la capitale, le 21 octobre 2018. Des catholiques nicaraguayens lors d'une messe pour la libération d'un prisonnier politique dans la catédrale de Managua, la capitale, le 21 octobre 2018.  (AFP or licensors)

Après six mois de crise, l’impasse nicaraguayenne

D’une réforme de retraite controversée à l’enlisement dans une profonde crise sociale et politique. Telle est la trajectoire du Nicaragua ces six derniers mois.

Entretien réalisé par Delphine Allaire – Cité du Vatican

Depuis les manifestations d’avril dernier sévèrement réprimées, le président Daniel Ortega ne lâche pas du lest, refusant de négocier son départ avant les élections de 2021, tout comme de rétablir le dialogue national suspendu en juin. 

Le bilan humain de ces six mois de crise politique est lourd: plus de 320 morts. Le bilan économique l’est tout autant. Les prévisions de croissance du PIB ont été revues à la baisse de 4,9% à 1% pour 2018. Les organismes internationaux, comme la Banque Mondiale ou le Fonds Monétaire International, de leur côté, prédisent une chute encore plus forte de l'activité économique.

Une chute si brutale qu'elle devrait faire baisser de 0,4% la croissance de toute l'Amérique centrale, selon un rapport publié à Washington en septembre.

Une crise qui par ailleurs isole de plus en plus diplomatiquement ce petit pays d’Amérique centrale coincé entre le Honduras et le Costa Rica.

Angel Saldomando, chercheur spécialiste du Nicaragua à l’Université du Québec à Montréal, nous dresse un bilan complet de ces 6 mois compliqués.

Entretien avec Angel Saldomando, spécialiste du Nicaragua à l'UQAM
22 octobre 2018, 12:53