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L'Aquarius, dans le port de Marseille, le 3 juillet 2018. L'Aquarius, dans le port de Marseille, le 3 juillet 2018.   (ANSA)

Ports fermés aux navires de migrants, quelles conséquences pour les ONG ?

Depuis la décision du gouvernement italien de ne plus accueillir les navires humanitaires sauvant des migrants dans la Méditerranée, ceux-ci doivent adapter leur travail. Explications.

Entretien réalisé par Marie Duhamel - Cité du Vatican

Les navires européens patrouillant en Méditerranée pour le compte des opérations «Triton» ou «Sophia» pour secourir les migrants ou lutter contre les passeurs sont priés de ne pas acheminer de migrants vers les ports italiens. Le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini s’est en effet donné pour mission d'obtenir de ses partenaires ce jeudi 12 juillet lors d'un conseil des ministres de l'Intérieur des pays de l'Union Européenne à Innsbruck, en Autriche, qu'ils s'engagent à ce que les migrants secourus dans le canal de Sicile ne soient pas conduits sur les côtes italiennes mais vers les rivages de pays tiers. 

Depuis sa prise de fonction, le 1er juin dernier, le nouveau gouvernement italien prend toutes les mesures pour limiter l’arrivée de migrants en Italie. Il a déjà fait fermer les ports de la Péninsule aux navires humanitaires qui viennent en aide aux migrants au large des côtes libyennes.

Ce mercredi, une cinquantaine de militants du réseau #restiamounmani («Restons humains») se sont symboliquement enchaînés devant le ministère italien des Transports pour protester contre la fermeture des ports aux navires des ONG. L'accès aux ports italiens dépend de la double autorité du ministère des Transports et de celui de l'Intérieur.

Anne Garella est la chef de mission de Médecins sans frontières en Italie. Elle nous explique les conséquences de cette politique sur leur travail quotidien.

Interview d'Anne Garella, chef de mission à MSF Italie
13 juillet 2018, 08:15