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Le siège de la Haute commission électorale en Libye a été visé par un attentat le 2 mai 2018. Le siège de la Haute commission électorale en Libye a été visé par un attentat le 2 mai 2018.   (AFP or licensors)

La commission électorale libyenne victime d'un attentat

Le siège de la commission électorale libyenne à Tripoli a été attaqué mercredi 2 mai par l'organisation de l'Etat islamique. Un lieu symbole visé, alors que la communauté internationale réclame la tenue d'élections parlementaires et présidentielle dans le pays.

Marine Henriot - Cité du Vatican 

En Libye, deux kamikazes appartenant à l’organisation de l’État islamique ont attaqué mercredi 2 mai le siège de la commission électorale à Tripoli. Douze personnes ont été tuées dans l’attaque. Sept ont été blessées, selon le ministère de la Santé libyen. Au moins deux assaillants ont attaqué le bâtiment, ouvrant le feu sur les gardes, avant de se faire exploser. 

En s'attaquant au siège de la Haute commission électorale, les djihadistes ont visé un symbole, puisque c'est l’une des rares institutions crédibles et indépendantes du pays.

Le siège de la commission a pris feu, mais son président a assuré qu’une copie de la base de données des électeurs était «sauvegardée en lieu sûr», et que l’organisation d’un scrutin était possible.

La communauté internationale demande des élections 

L’organisation d’un scrutin, tel est le voeu de la Ligue Arabe, de l’Union Européenne, de l’ONU et de l’Union Africaine. Tous se sont réunis lundi 30 avril pour réclamer des élections au cours de l’année 2018. 

Aucune date n'est cependant fixée. Par ailleurs, les élections doivent aussi être précédées par un référendum sur un projet de Constitution et par la rédaction d'une loi électorale.

Un pays divisé en proie aux djihadistes

Aujourd’hui, deux autorités se disputent le pouvoir en Libye: le gouvernement d’union nationale (GNA), basé à Tripoli et reconnu par la communauté internationale, et un gouvernement parallèle qui exerce son pouvoir dans l’est du pays, soutenu par le puissant maréchal Haftar.

Depuis 2011 et la chute du dictateur Mouammar Kadhafi, le pays, devenu repaire de djihadiste, s'enfonce dans le chaos. En mars, l’organisation Human Rights Watch estimait qu’il n’était pas possible d’organiser des élections libres et transparentes dans le pays. 



03 mai 2018, 09:34