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Bachar Al-Assad a repris la Ghouta orientale aux mains des rebelles. Bachar Al-Assad a repris la Ghouta orientale aux mains des rebelles.   (AFP or licensors)

Une semaine après les frappes, l'avenir demeure incertain en Syrie

Une semaine après les frappes conjointes des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni, l’horizon syrien est empli d'incertitudes.

Marine Henriot – Cité du Vatican

À Douma, lieu de l’attaque chimique présumée, les experts de l’OIAC, l’organisation pour l’interdiction des armes chimiques, n’ont toujours pas pu commencer leur travail pour trouver des preuves d’une attaque au chlore contre la population. Sur le terrain comme à l’ONU, les lignes ne bougent pas. 

Bachar Al-Assad et ses alliés russes démentent toujours avoir franchi la ligne rouge. La France et les États Unis affirment, quant à eux, avoir des preuves d’utilisation d’armes chimiques.

Cette situation n’est pas nouvelle en Syrie. Un an plus tôt, presque jour pour jour, les Américains avaient lancé des frappes après une attaque au gaz sarin dans le village de Khan Cheikhoun, où 80 personnes avaient été tuées.

En 2013, après une autre attaque au gaz sarin, qui avait fait 1 429 morts selon Washington, le gouvernement syrien s’était engagé à détruire son arsenal d’arme chimique.

Un changement cependant, c’est la première fois cette semaine que les Occidentaux ont présenté à l’Onu une résolution abordant les aspects chimique, humanitaire, et politique du conflit. Celle-ci a été recue de manière très circonspecte, notamment par les Russes.

Sur le terrain, le régime de Bachar Al-Assad apparaît plus fort que jamais. Après avoir repris la Ghouta orientale aux mains des rebelles, les forces syriennes se concentrent désormais sur le sud de Damas, aux mains de l’organisation de l’État islamique.

20 avril 2018, 17:20