Version Béta

Cerca

Vatican News
Un véhicule de l'ONU devant l'hotel des experts de l'OIAC, à Damas, le 18 avril 2018. Un véhicule de l'ONU devant l'hotel des experts de l'OIAC, à Damas, le 18 avril 2018.  (AFP or licensors)

Syrie: l’OIAC toujours bloquée à Douma

A Douma près de Damas, les experts de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, attendent toujours le feu vert pour commencer leur enquête: sur l’attaque chimique présumée du 7 avril dans la Ghouta orientale, qui a tué 40 personnes, imputée au régime syrien par les Occidentaux.

Marine Henriot, avec agences - Cité du Vatican

Les experts de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) devaient commencer ce mercredi 18 avril leur recherche de preuves à Douma. Mais une équipe de sécurité de l’ONU, qui effectuait pour eux une mission de reconnaissance, a essuyé des tirs qui n'ont pas fait de blessés.

Pour l’instant, l’origine des tirs reste inconnue, mais la mission de reconnaissance a dû se replier à Damas.

 

Si les experts de l’OIAC sont à Douma depuis hier, impossible de commencer l’enquête sans le feu vert de l’ONU. Le chef de l’OIAC vient par ailleurs d’annoncer qu’il ignorait quand pourrait commencer la mission d’enquête.

Plus le temps passe, plus Washington et Paris s’inquiètent que les preuves d’utilisation d’armes chimiques disparaissent. Désormais, la ville est sous le contrôle des forces de Bachar al-Assad et de la police militaire russe. Les Occidentaux soupçonnent la Russie d’avoir fait le ménage juste après l’attaque, afin d’éliminer toutes traces. La Russie a pourtant promis de ne pas s’ingérer dans le travail des experts.

Ca fait maintenant onze jours que l’attaque chimique a eu lieu. Les preuves s'altèrent et chaque jour qui passe rend le travail des enquêteurs plus difficile. Cependant, même si l’OIAC parvient à trouver les preuves d’une attaque au chlore sur la population, elle n’est pas habilitée à dire qui en est à l’origine.

18 avril 2018, 17:37