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Une veillée de prière pour Alfie Evans organisée sur la Place Saint-Pierre, le 26 avril 2018. Une veillée de prière pour Alfie Evans organisée sur la Place Saint-Pierre, le 26 avril 2018.  (ANSA)

Le décès d'Alfie Evans cristallise les inquiétudes sur la fin de vie

Alfie Evans est décédé à 2h30 du matin dans l’hôpital de Liverpool où il était hospitalisé depuis décembre 2016. Ses parents ont annoncé son décès sur les réseaux sociaux, suscitant une grande émotion.

Cyprien Viet- Cité du Vatican

Ce petit garçon atteint d’une maladie neurologique inconnue était au cœur d’un débat très intense sur la question de la fin de vie. Ses parents était entré dans un combat judiciaire extrêmement complexe pour contester la décision des médecins de lui retirer son assistance respiratoire.

Dans un tweet, le Pape se dit "profondément touché" par la mort du petit enfant. "Je prie aujourd’hui particulièrement pour ses parents tandis que Dieu notre Père l’accueille d’une tendre accolade". Le Souverain Pontife s s’était personnellement investi sur ce dossier, notamment en recevant le père du petit garçon et en lançant plusieurs appels pour que sa vie soit préservée. L’hôpital du Bambino Gesù, administré par le Saint-Siège, avait proposé de l’accueillir pour une prise en charge en soins palliatifs, et le gouvernement italien avait apporté son soutien administratif à son éventuel transfert, finalement refusé par les juges britanniques, malgré l’octroi de la nationalité italienne à cet enfant. La Haute Cour de Justice, la Cour d’Appel, la Cour suprême et la Cour européenne des Droits de l’Homme ont toutes donné raison à l’équipe médicale, favorable à l’arrêt de l'assistance respiratoire dont bénéficiait Alfie Evans.

Ce drame cristallise les inquiétudes de ceux qui voient dans ces décisions de la justice britannique et européenne une légalisation de fait de l’euthanasie des mineurs, non pas par la voie parlementaire, mais par celle d’une jurisprudence susceptible d’inspirer les autres États européens.

Le débat est particulièrement passionnel au Royaume-Uni, où cette affaire rappelle un autre cas, celui de Charlie Gard, un petit garçon décédé à Londres en juillet 2017, à quelques jours de son premier anniversaire. Là aussi, la décision des médecins d’interrompre les traitements avait suscité une intense mobilisation en faveur des parents qui souhaitaient le maintien en vie de leur enfant. Le Pape François, mais aussi le président américain Donald Trump, étaient alors intervenus pour proposer une assistance médicale à ce petit garçon, sans y parvenir.

28 avril 2018, 11:48