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Vatican News
L'Égypte vote lundi 26 et mardi 27 mars 2018 pour élire un nouveau président. L'Égypte vote lundi 26 et mardi 27 mars 2018 pour élire un nouveau président.  (AFP or licensors)

Présidentielle égyptienne: les limites d'Al-Sissi sont dans sa toute-puissance

Les Égyptiens se rendent aux urnes dès ce lundi et jusqu’à mercredi 28 mars pour élire leur président. Il s’agit plutôt de réélire l’ancien maréchal Abdel Fattah Al Sissi, devenu président il y a quatre ans, un an après avoir déposé Mohamed Morsi, l’ancien chef de l’État élu, issu des Frères Musulmans.

Entretien réalisé par Olivier Bonnel - Cité du Vatican

À 63 ans, le chef de l’État sortant n’a en effet face à lui qu’un seul candidat, Moussa Mostafa Moussa, avocat inconnu lui-même supporter du président. Derrière ce qui ressemble à une parodie d’élection, l’un des rares intérêts du scrutin sera le taux de participation.

L’emprise de Sissi sur le pays le plus peuplé du monde arabe (près de 100 millions d’habitants) est encore plus grande que celle d’Hosni Moubarak, chassé par la révolution de 2011: les principaux opposants sont en prison, la liberté de la presse est muselée et la justice partiale et expéditive. Mais le destin du président Al Sissi est-il pour autant de régner longtemps sur son pays ? Les limites de son pouvoir sont peut-être paradoxalement dans cette toute-puissance nous explique Alain Gresh, journaliste spécialiste de l’Egypte. Il dirige la revue en ligne Orient XXI.

Entretien avec Alain Gresh, directeur de la revue Orient XXI

 

26 mars 2018, 07:04