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Des civils fuient la ville d'Afrine, reprise par l'armée turque, le 19 mars 2018. Des civils fuient la ville d'Afrin en Syrie, reprise par l'armée turque, le 19 mars 2018.  (ANSA)

Les Kurdes face à un nouveau drame humanitaire

La ville d'Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie est maintenant sous contrôle de l'armée turque a annoncé le président Recep Tayyip Erdogan, le 18 mars. Les Kurdes syriens, eux, se sont promis de récupérer la cité.

Entretien réalisé par Olivier Bonnel - Cité du Vatican

Les forces kurdes promettent de se battre pour la libération d’Afrin. La ville, située dans le nord-ouest de la Syrie est passée dimanche 18 mars sous le contrôle de l’armée turque, après deux mois d’offensive d’Ankara, aidé par des unités de l’armées syrienne libre. Les YPG, la milice kurde des unités de protection du peuple a également annoncer changer de stratégie et privilégier les «attaques-éclairs» plutôt qu’un combat front contre front.

Côté turc, l’offensive qui a permis la prise d’Afrin ne s’arrêtera sans doute pas là puisque le président Erdogan a promis de poursuivre sa traque des Kurdes vers la région de Manbij, plus à l’Est. L’avancée des forces turques a entraîné ces derniers jours un exode massif de civils, faisant craindre un nouveau drame humanitaire dans le pays.

Cette chute d’Afrin était en tous les cas prévue. nous explique Olivier Grojean, maître de conférences à l’université de Paris 1-Sorbonne et spécialiste de la question kurde.

Entretien avec Olivier Grojean, spécialiste de la question kurde
20 mars 2018, 08:48