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Les ennemis jurés d'hier,  Uhuru Kenyatta et Raïla Odinga,  amorcent une réconciliation inattendue Les ennemis jurés d'hier, Uhuru Kenyatta et Raïla Odinga, amorcent une réconciliation inattendue  (AFP or licensors)

Kenya : les évêques saluent la réconciliation Kenyatta-Odinga

Vers une baisse des tensions au Kenya ? Tout porte à le croire, après la réconciliation surprise entre le président Uhuru Kenyatta et Raïla Odinga. Vendredi dernier, les deux ennemis avaient pris tout le monde de court en échangeant une chaleureuse poignée de mains devant les caméras, promettant de mettre leurs différends de côté et d’œuvrer ensemble pour le bien du pays. La conférence épiscopale kenyane réagit à cette réconciliation inattendue. Elle la salue et l’encourage, rappelant combien le pays a besoin de guérison.

Manuella Affejee- Cité du Vatican

Après des mois de tensions, parfois émaillés de violences, la poignée de mains entre les deux rivaux d’hier, ne peut être qu’un «soulagement» pour de nombreux Kenyans, relèvent les évêques. S’ils louent ce geste symbolique et les promesses qui l’ont accompagné, ils espèrent surtout que la réconciliation amorcée se concrétise par un engagement réel, que des solutions soient trouvées aux problèmes du pays. Problèmes ethniques notamment, dont le Kenya souffre depuis longtemps, et qui se révèlent souvent en période électorale.

Les évêques le rappellent : ils n’ont eu de cesse, dans le passé, d’appeler les parties en présence à un «dialogue constructif», le seul moyen, selon eux, de « «résoudre les conflits». Et aujourd’hui, cette collaboration entre les deux leaders est en train de créer un environnement favorable à la tenue de ce dialogue national inclusif, auquel l’Eglise elle-même veut, plus que jamais, contribuer. Les évêques exhortent d’ailleurs les leaders de tous bords politiques à soutenir cette réconciliation afin qu’elle ne reste pas un simple «exercice de relation publique», ou «le show» de deux individus. «Il est important, concluent-ils, de reconnaitre le rôle de l’opposition dans toute société démocratique», et de respecter, en toutes situations, la loi et les institutions.

15 mars 2018, 13:05