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Les différents candidats du parti des FARC aux législatives du 11 mars 2018, en conférence de presse le 8 mars 2018 à Bogota. Les différents candidats du parti des FARC aux législatives du 11 mars 2018, en conférence de presse le 8 mars 2018 à Bogota.  (AFP or licensors)

En Colombie, un scrutin législatif polarisé par les accords de paix

Dimanche 11 mars, près de 50 millions de Colombiens éliront leur Parlement lors d’élections législatives. Les accords de paix ont polarisé le pays et la campagne électorale entre deux camps: la droite de l’ex-président Uribe face à la gauche radicale non armée de l’ancien maire de Bogota, Gustavo Petro.

Entretien réalisé par Delphine Allaire – Cité du Vatican 

Cette élection législative devait voir pour la première fois la participation des FARC devenu le parti politique La FARC, la Force Alternative Révolutionnaire du Commun, depuis la signature de l’accord de paix entre le gouvernement et l’ex-guérilla en 2016.

Abandon du candidat FARC

Le 8 mars, le candidat des FARC, Ivan Marquez, a renoncé pour raisons de santé à toute ambition électorale. Officieusement, certains observateurs explique ce retrait par le manque d’entrain de l’opinion publique à l’égard d’une telle candidature. La formation issue de l’ex-guérilla demeure dans la course électorale.

Le gouvernement peine à contrôler les groupes armés

Globalement, la campagne électorale s’est déroulée dans un climat tendu. De nombreux hommes politiques ont subi des agressions et la situation humanitaire colombienne inquiète la Croix-Rouge locale. Des groupes armés continuent en effet d’essaimer sur le territoire colombien. Les dissidents des FARC poursuivent leurs actions dans le sud du pays, quand la guérilla de l’Armée de libération nationale (ELN) et les milices au service du narcotrafic sont toujours actives.

Le décryptage de Frédéric Massé, politologue, spécialiste de la Colombie
09 mars 2018, 10:58