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Aux confins du Niger, du Tchad, du Cameroun et du Nigéria, le lac Tchad est menacé de disparition. Aux confins du Niger, du Tchad, du Cameroun et du Nigéria, le lac Tchad est menacé de disparition.  

Le lac Tchad est menacé de disparition

Il faut sauver le lac Tchad, c’est l’enjeu de la conférence internationale qui s’est ouverte le 26 février à Abuja, au Nigeria. Pendant trois jours, experts scientifiques, politiques et investisseurs du monde entier tenteront de mettre en route un plan de «sauvetage» de cet espace menacé par la sécheresse et l'insécurité. La présence du groupe terroriste Boko Haram dans la région, a causé la mort de plus de 20 000 personnes selon les Nations Unies.

Joris Bolomey avec agences – Cité du Vatican

Ce lac, au carrefour entre le Sahel et l’Afrique centrale, bordé par quatre pays, le Tchad, le Niger, le Nigeria et le Cameroun, est en effet au centre de nombreux défis, environnementaux, économiques, politiques  mais surtout sécuritaires, depuis que la zone est devenu une base de repli pour les terroristes du groupe Boko Haram.

Perte de 90 % de sa surface en eau 

En 40 ans, le lac aurait perdu jusqu’à 90% de sa surface en eau, selon certaines estimations scientifiques. Cela a entraîné une fragilisation des populations et une pénurie de nourriture. Face à la perte de leur travail, certains agriculteurs et pécheurs ont fini par rejoindre les rang du groupe terroriste ou des milices qui s’y sont opposés.

Selon les Nations unies, 2 millions de personnes ont dû quitter leur foyer dans la région et plus de 10 millions dépendent de l'aide alimentaire pour survivre. L’ONU a annoncé le financement de programmes de recherche et de conservation pour 5 millions d'euros

La région fait vivre 40 millions de personnes

Le 28 février, une réunion avec la participation de tous les chefs d'État des pays membres de la Commission du bassin du lac Tchad, est prévu à Abuja sur l’avenir de cet espace sahélien qui fait vivre près de 40 millions de personnes. Parmi les options de restauration plébiscitées par les dirigeants de la région, le projet controversé de transfert des eaux du fleuve Oubangui vers le lac. Mais le projet, évalué à 10 milliards de dollars par la société chinoise PowerChina, soulève beaucoup de questions notamment sur ses conséquences écologiques.

27 février 2018, 12:36