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Le salon Mining Indaba a accueilli les délégations officielles de 45 pays sur l’avenir du secteur minier sur le continent. Le salon Mining Indaba a accueilli les délégations officielles de 45 pays sur l’avenir du secteur minier sur le continent.  (AFP or licensors)

Le continent africain prêt à enfin profiter de ses mines ?

Le secteur minier était en ébullition cette semaine en Afrique du Sud. Les investisseurs du monde entier et les délégations officielles de 45 pays se sont réunis du 5 au 8 février au Cap pour examiner l’avenir du secteur.

Entretien réalisé par Marine Henriot – Cité du Vatican

Un point positif pour le continent: l’exploitation des mines devient plus productive, représentant l’année dernière 20% de la croissance du produit intérieur total de l’Afrique et 77% des exportations totales. Les cours des métaux précieux sont, eux, en hausse, avec plus de 20% de progression sur la fin de l’année.

Des richesses naturelles en grande partie exportées

De bonnes nouvelles qu’il faut cependant nuancer. Selon la Banque Mondiale, l’année 2018 devrait connaître une certaine accalmie sur les prix, même le prix de l’once d’or devrait être revu à la baisse. Une mauvaise nouvelle pour l’Afrique du Sud, mais la République du Congo et la Zambie devraient eux tirer leur épingle du jeu grâce la demande croissante en cuivre, liée au développement de la voiture électrique.

Dans un contexte économique fluctuant, le continent fait face à un défi énorme: réussir à profiter, et à faire profiter sa population, de ses immenses richesses minières.

Car le secteur minier africain est en fait mené par de nombreuses entreprises étrangères, chinoises et canadiennes, en tête.

Une nouvelle législation plus rentable pour le pays

Mais, nous explique Bonnie Campbell, directrice du Groupe de recherche sur les activités minières en Afrique (GRAMA), le vent est en train de tourner. Depuis la fin des années 90, les dirigeants du continent cherchent à mettre en place une «nouvelle vision minière», procurant aux pays africains plus de richesses et de développement. Progressivement, les dirigeants mettent en place des législations pour que les ressources naturelles ne soient pas seulement à la merci de l’exportation. C’est ainsi qu’en 2005, le Liberia a pris la décision de fixer lui-même les prix de ses minerais, auparavant fixés par le géant de l’extraction dans le pays, Mittal.

Comment se caractérise la «nouvelle vision minière africaine» ? Les détails de Bonnie Campbell, ancienne membre de de l’International Study Group sur la révision des régimes miniers en Afrique, de la Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies.

Entretien avec Bonnie Campbell, directrice du GRAMA
09 février 2018, 15:25