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A 65 ans, Cyril Ramaphosa aura réussi son pari de déboulonner la statue de Jacob Zuma dont le maintien au pouvoir paralysait tout le pays. A 65 ans, Cyril Ramaphosa aura réussi son pari de déboulonner la statue de Jacob Zuma dont le maintien au pouvoir paralysait tout le pays.  (AFP or licensors)

L’Afrique du Sud tourne la page Jacob Zuma

Après des semaines de bras de fer avec sa propre formation politique, l’ANC, le chef de l’état a été poussé à la démission. Son successeur, Cyril Ramaphosa qui dirige le parti du Congrès africain doit être élu ce jeudi 15 février après-midi à la tête du pays par le Parlement. Tous les yeux sont désormais rivés vers le nouvel homme fort du pays, très attendu après les scandales qui ont empoisonné le mandat de Zuma.

Olivier Bonnel - Cité du Vatican

A 65 ans, Cyril Ramaphosa aura réussi son pari de déboulonner la statue de Jacob Zuma dont le maintien au pouvoir paralysait tout le pays. Seize heures après la démission forcée de Jacob Zuma, cet ancien syndicaliste devenu millionnaire a été élu président.  Mais les défis sont nombreux pour le président Ramaphosa, à commencer par faire le ménage à l’ANC, la première force politique du pays, où les fractures sont multiples. Certains de ses cadres sont en effet eux aussi soupçonnés de corruption. «Le même groupe de personnes qui défendent et protègent la corruption seront au pouvoir» s’est d’ailleurs inquiété un des responsables de l’opposition en Afrique du Sud qui appelle à une dissolution du parlement.

Si l’ancien président est dans la ligne de mire de la justice, son inculpation risque de prendre du temps explique un analyste politique sud-africain, soulignant que Zuma est encore très influent au sein de l’ANC. S’il veut garder le calme dans ses rangs, l’ANC va devoir le ménager relève-t-il. Les élections de l’an prochain en Afrique du Sud seront donc un test majeur pour Ramaphosa et son parti. Ses décisions seront scrutées de près par la population sud-africaine qui est fatiguée des longues années de scandales. Lui qui a promis de lutter contre la corruption et relancer l’économie du pays n’a pas le droit à l’erreur.

15 février 2018, 13:33