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Le secrétaire d'État américain, Rex Tillerson, le 6 février à Bogota en Colombie. Le secrétaire d'État américain, Rex Tillerson, le 6 février à Bogota en Colombie.  (ANSA)

Aux États-Unis, la danse des diplomates du département d'État

Qui fait la politique étrangère des États-Unis ? Se définit-elle à coups de tweets présidentiels ou dans les couloirs du département d’État, l'équivalent du ministère des Affaires étrangères. Aujourd’hui, 60% des diplomates américains auraient moins de 10 ans de carrière, et les plus haut gradés se font rares.

Marie Duhamel – Cité du Vatican

Le 1er février dernier, le numéro trois du département d’État a donné sa démission pour raison personnelle. Thomas Shannon avait 35 ans d’expérience, il avait assuré la transition lors du passage de relais entre les administrations Obama et Trump. Il était le dernier des 5 «ambassadeurs de carrière» en poste (un autre est en congé sabbatique).

Au moment de son départ, il a regretté une «hyperpolitisation» à Washington, et ces derniers mois, plusieurs ambassadeurs ont d’ailleurs donné leur démission pour incompatibilité avec la politique actuelle ou en raison du manque de moyen. Au sein du ministère américain des Affaires étrangères, l’ambiance est morose. On y revient avec Maxime Minne, chercheur en résidence à l'Observatoire sur les États-Unis et coordinateur de l'Observateur de géopolitique à l’Uqam, l’Université du Québec à Montréal. 

Entretien avec Maxime Minne, chercheur en résidence à l'Observatoire sur les États-Unis
10 février 2018, 16:50