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 Un ouvrier sur un des ponts en reconstruction de Mossoul, le 19 décembre 2017 Un ouvrier sur un des ponts en reconstruction de Mossoul, le 19 décembre 2017  (AFP or licensors)

Quel visage pour l’Irak de l’après État islamique ?

2017 s’achève sur une note positive pour l’Irak avec la défaite des djihadistes dans les territoires urbains qu’ils contrôlaient. Les douze mois qui s’annoncent devront être ceux de la reconstruction matérielle et sociale.

Entretien réalisé par Samuel Bleynie – Cité du Vatican

Début juillet 2017, après neuf mois de combats, les autorités irakiennes annonçaient la reprise de Mossoul, deuxième ville du pays, conquise trois ans plus tôt par l'organisation de l’État islamique. Depuis, les victoires des forces de Bagdad, soutenues par les la coalition internationale, se succèdent. Samedi 9 décembre 2017, le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi a même annoncé la fin de la guerre et décrété un jour férié le lendemain pour célébrer la «victoire» sur l’EI.

 

Les défis restent pourtant nombreux. 2018 devrait être l’année de la reconstruction. Cette reconstruction sera matérielle pour permettre à des centaines de milliers de déplacés de retourner dans leurs villes dévastées par la guerre.

La reconstruction sera aussi sociale et morale, afin de resserrer le tissu national et redonner sens à la citoyenneté irakienne. Sans cela, le pays pourrait replonger dans ses vieux démons car les djihadistes ne sont pas bien loin. C’est ce que rappelle Myriam Benraad, professeur en sciences politiques à l'université de Leiden (Pays-Bas) et auteure du livre Jihad : des origines religieuses à l'idéologie, qui paraît le 4 janvier 2018 aux éditions du Cavalier bleu.

Entretien avec Myriam Benraad, auteure du livre Jihad : des origines religieuses à l'idéologie
04 janvier 2018, 07:52