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Vatican News
Scène dans un quartier de Bamenda, au nord-ouest du Cameroun, le 15 novembre 2017. Scène dans un quartier de Bamenda, au nord-ouest du Cameroun, le 15 novembre 2017.  (AFP or licensors)

Appel des responsables religieux camerounais en faveur de la paix

Un appel conjoint en faveur de la paix et du dialogue a été lancé par les responsables religieux, catholiques, protestants et musulmans du Cameroun après une nouvelle flambée de violences dans les régions anglophones du pays.

Des centaines de dignitaires religieux de confessions catholique, protestante et musulmane se sont réunis le 15 décembre dernier dans la cathédrale de Yaoundé, la capitale camerounaise, pour prier ensemble pour la paix alors que, dans un regain de violence,  les séparatistes anglophones affrontent les forces gouvernementales depuis quinze jours dans le sud-ouest du pays.

Les responsables religieux ont appelé leurs concitoyens, tous «sans distinction», à se faire «artisans de paix» dans le pays, selon la volonté de Dieu, précise un imam de Yaoundé. Ils plaident en faveur d’un dialogue pour promouvoir la réconciliation. Personne ne peut développer une nation quand il y a la guerre, affirmait alors un membre de l’église pentecôtiste. Tous espèrent que leur pays retrouvera, avec l’élection présidentielle prévue en 2018, une certaine stabilité.  

Ce rassemblement intervient alors que les tensions entre les groupes séparatistes et les forces gouvernementales ont débouchées ces deux dernières semaines sur de violents affrontements dans les environs de Mamfe, au sud-ouest du pays, où différents villages ont été incendiés et quatre gendarmes tués. On ne sait si les villages ont été incendiés par les militaires ou par les rebelles, précise l’agence Fides. 

Les régions anglophones du sud-est et du nord-est se sentent discriminées depuis des années par le gouvernement central. Ce qui avait commencé comme une révolte pacifique s’est mué en révolte armée conduite par des groupes rebelles, que les autorités qualifient de «terroristes» et à qui elles ont promis la guerre. La situation s’est dégradée, le 1er octobre, avec la déclaration symbolique de l’indépendance par les sécessionnistes de leurs deux régions. Les manifestations ont été brutalement réprimées par les forces de l’ordre.

20 décembre 2017, 19:03