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Mgr Adolfo Tito Yllana, nouveau délégué apostolique pour Jérusalem et la Palestine, nonce en Israël et Chypre Mgr Adolfo Tito Yllana, nouveau délégué apostolique pour Jérusalem et la Palestine, nonce en Israël et Chypre  (GIOVANNI PORTELLI)

Le patriarche latin de Jérusalem accueille le nouveau délégué apostolique

Nommé le 3 juin dernier par le Pape François, Mgr Adolfo Tito Yllana, nouveau délégué apostolique pour Jérusalem et la Palestine et nonce apostolique en Israël a fait son entrée solennelle dans la basilique du Saint Sépulcre.

Nous sommes une Église qui vit et travaille dans une société largement musulmane ou juive. Le dialogue interreligieux est constitutif de notre identité»: ce sont par ces mots que le patriarche latin de Jérusalem, Pierbattista Pizzaballa, a présenté hier au nouveau nonce apostolique en Israël et à Chypre et délégué apostolique à Jérusalem et en Palestine, Mgr Adolfo Tito Yllana, la réalité de la Ville trois fois sainte.

Fatigue liée au conflit mais détermination et espérance

Mgr Yllana a fait une entrée solennelle dans la basilique du Saint Sépulcre après avoir franchi la Porte de Jaffa et traversé les ruelles de la vieille ville, accompagné des chefs des Églises de Jérusalem, rapporte le site internet du patriarcat latin. Accueilli par des représentants de l'Église orthodoxe grecque, de l'Église arménienne et de l'Église catholique, il s'est arrêté devant la pierre de l'onction, puis s'est rendu à l'édicule qui abrite le tombeau vide du Christ. Dans son discours de bienvenue, Mgr Pizzaballa a rappelé le «contexte politique et social blessé et divisé» dans lequel vit l'Église de Jérusalem. «Le conflit politique israélo-palestinien absorbe une grande partie de notre énergie et trouve son expression non seulement dans les tensions militaires répétées, mais aussi dans l'effort continu pour construire une vie normale, qui ici est toujours usante et fatigante : se déplacer, travailler, se rencontrer, faire la fête sont des opérations qui ne sont jamais acquises et jamais immédiates», a-t-il détaillé avant de poursuivre : «le ressentiment, les préjugés, les malentendus, les suspicions, les peurs et la fatigue font souvent surface dans nos discours et trouvent place dans de nombreux cœurs, mais vous trouverez aussi beaucoup de détermination, d'engagement et d'espérance malgré tout, dans les nombreuses organisations et personnes qui ne se résignent pas à cette réalité, mais s'engagent concrètement à vouloir vivre ensemble et en paix».

Richesse et pluralité de l'Église locale

Mgr Pizzaballa a également souligné la présence dans la basilique de tous les évêques de l'Église catholique de Terre Sainte - melkites, maronites, syriaques catholiques, chaldéens, arméniens catholiques, latins -, expression de la riche tradition de l'Église de Terre Sainte, riche en initiatives et activités pastorales et sociales, attentive au monde de l'éducation et de l'université, de la santé et du service aux jeunes. «Notre Église est aussi une Église qui parle de nombreuses langues et a de nombreuses couleurs, et pour certains d'entre nous, elle traverse même les frontières de différents pays», a ajouté le patriarche. «L'arabe en est la langue principale, c'est la langue du cœur battant de l'Église de Terre Sainte, de la communauté arabe et surtout palestinienne, qui est la mémoire et la racine qui soutient l'édifice spirituel et matériel de l'Église ; un peuple - a-t-il souligné - qui ne voit pas encore la fin de son désir de paix et de sérénité sur sa terre, mais qui est jaloux de ses traditions, fier gardien de la mémoire chrétienne de Terre Sainte». Enfin, Mgr Pizzaballa a rappelé que l'Église de Jérusalem comprend des catholiques d'expression juive, des travailleurs étrangers, des migrants, mais aussi des pèlerins, qui ne sont pas présents en ce moment à cause de la pandémie.

01 octobre 2021, 14:52