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Une église melkite à Alep, dans le nord-ouest de la Syrie, à 45 km de la frontière turque. Une église melkite à Alep, dans le nord-ouest de la Syrie, à 45 km de la frontière turque.  

Syrie: un nouvel archevêque grec-melkite nommé à Alep

Le synode des évêques de l'Église patriarcale d'Antioche des grecs-melkites a élu vendredi 17 septembre Mgr Georges Masri, comme archevêque métropolitain d'Alep en Syrie. Le Pape François a donné son accord.

Mgr Georges Masri est né le 26 mai 1968 à Alep. Après avoir fréquenté l'école dans sa ville natale, il entre au séminaire patriarcal de Raboueh, au Liban, puis il étudie la philosophie et la théologie à Harissa.

Ordonné prêtre pour l'archiéparchie d'Alep, il a occupé diverses fonctions: curé de Saint Dimitrios-Jabrie de 2000 à 2013 et directeur spirituel de divers mouvements. De 2013 à aujourd'hui, il a été syncelle pour Alep. Il parle arabe et français.

18 000 grecs-melkites à Alep

L’archiéparchie d’Alep est l’une des plus anciennes éparchies du siège patriarcal d’Antioche. Le christianisme y fut implanté dès l’époque des apôtres. Le premier évêque connu est saint Eustathe qui fut transféré au siège d’Antioche et participa à ce titre au concile de Nicée (325) où il joua un rôle important.

L’éparchie compte près de 18 000 fidèles grecs-melkites catholiques et vingt prêtres.

Les Grecs-melkites catholiques se trouvent, à l'origine, dans les trois grands Patriarcats orientaux d'Antioche, d'Alexandrie et de Jérusalem.  Le terme «melkite» vient du syriaque «malko» et signifie «royal» ou «impérial». Aujourd'hui, tous les melkites sont arabophones. Autrefois, notamment du Vème au XIIème siècles, des melkites d'origine byzantine  parlaient encore le grec, d'autres parlaient le syriaque, et enfin d'autres d'ethnie arabe, convertis au christianisme dès le Vème siècle, bien avant l'islam, parlaient arabe.


17 septembre 2021, 13:58