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Mgr George Frendo  archevêque de Tirana Mgr George Frendo archevêque de Tirana 

Mise en garde des évêques albanais avant les élections

À une dizaine de jours des élections législatives, prévues le 25 avril, les évêques catholiques albanais s’adressent aux électeurs. Ils rappellent quelques défis que devra affronter le futur gouvernement et soulignent les besoins de la population. Ils dénoncent aussi l’achat de votes.

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Premier défi qui s’impose à l’Albanie : la pandémie de covid-19. Si les évêques saluent le travail fourni par les personnels de santé, ils soulignent la nécessité de mettre en place des stratégies psycho-sociales efficaces pour «sortir victorieux de cette pandémie». Ensuite, l’épiscopat rappelle l’urgence «d’une réforme de la justice» encore dans les cartons, afin de renforcer les institutions.

L’émigration des jeunes et de familles entières «qui abandonnent l’Albanie» représente «une grande blessure» . Les évêques appellent à porter une attention particulière aux zones rurales et urbaines marquées par l’extrême pauvreté, le manque d’infrastructure et de services essentiels, comme les routes ou les structures sanitaires. Autre préoccupation, le niveau d’instruction et les conditions de vie de certaines catégories de la population, comme celles touchées par le séisme de 2019. La priorité, selon l’Église est la reconstruction qui doit être menée plus rapidement.

Corruption et achats de vote

«L’Albanie peut avoir un futur meilleur» affirment les évêques. Pour cela, il faut «éliminer la corruption» «qui reste encore un dangereux piège pour les institutions et notre société en général». Autre défi, l’intégration européenne.

Concernant le scrutin du 25 avril, les évêques mettent en garde contre «l’achat des votes», une «plaie» qui doit être «déracinée». Qui vend son vote vend sa dignité et celle de sa famille affirment-ils, qui l’achète est indigne de la charge qu’il sollicite. Autre indignité : le serment sur les livres sacrés. La promesse d’un emploi est également inacceptable : «le travail est le fruit de la méritocratie et non de l’esprit partisan ou du militantisme politique» réaffirment les évêques.

L’épiscopat met en garde également contre les candidats «au passé peu clair». «L’intégrité morale doit être une condition sine qua non pour que l’électeur puisse choisir avec liberté et sérénité».

16 avril 2021, 12:27