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Jean-Marc Sauvé, président de la Ciase, la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église catholique. Jean-Marc Sauvé, président de la Ciase, la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église catholique.  (AFP or licensors)

Le travail de réflexion se poursuit sur les abus sexuels dans l'Église de France

Jean-Marc Sauvé, le président de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église catholique a présenté un bilan d'étape du travail effectué auprès des victimes. Son rapport sera publié le 30 septembre prochain.

La Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Eglise (Ciase) a dressé un bilan d'étape de son travail entamé il y a dix-huit mois. Mise en place à la demande de la confèrence des évêques, cette commission poursuit son travail d'écoute des victimes d'agressions sexuelles commises par des membres du clergé. Devant la presse, ce mardi 2 mars, Jean-Marc Sauvé, le président de la commission a expliqué que la grande majorité des témoignages reçus concernait des abus commis durant les années 1950-1960. 

Parmi les autres informations partagées devant les journalistes, le président de la Ciase a également révélé que 68% des victimes étaient des hommes et 32 % des femmes, un chiffre qui va à rebours des abus commis dans la société en dehors du cadre clérical. Pour 87 % des victimes recensées, il s'agissait d'abus commis quand ces personnes étaient mineures. En ce qui concerne les personnes majeures abusées, 33 % d'entre elles étaient des religieux et religieuses en formation.

Au-delà des chiffres, Jean-Marc Sauvé a donné des pistes de réflexion qui devraient trouver leur place dans le rapport que sa commission remettra aux évêques le 30 septembre prochain. Figure par exemple la question des réparations dues aux victimes. Il faut « réparer » et « poser des gestes forts permettant de rendre justice aux victimes », a-t-il précisé lors de la conférence de presse. Le président de la Ciase a tenu par ailleurs à préciser que si la question des abus concernait l'Église catholique, elle allait aussi «très au-delà». 

Lors de leur assemblée plénière de printemps qui sera organisée à la fin du mois de mars, les évêques de France devraient de nouveau aborder ce thème douloureux sans pour autant faire d'annonce concrète, concernant la réparation par exemple. Leur réflexion se poursuit, comme en témoigne l'assemblée extraordinaire en ligne organisée du 22 au 24 février dernier et où était posée notamment la question de la «responsabilité», collégiale ou non, face à ces abus. 

03 mars 2021, 11:40