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La ville de Petrinja, épicentre du séisme du 29 décembre 2020 La ville de Petrinja, épicentre du séisme du 29 décembre 2020  (ANSA)

L'espoir renaît en Croatie après le séisme du 28 décembre

Malgré les nombreuses églises détruites dans le diocèse de Sisak, l'espoir revient en ce début d'année. La naissance d'un bébé le 1er janvier y est vu comme un signe d'optimisme et de réconfort.

Federico Piana – Cité du Vatican

L'espoir pour les régions de Croatie frappées par le tremblement de terre du 28 décembre dernier est arrivé quinze secondes après minuit le 1er janvier : à l'hôpital de la ville de Sisak, l'une des régions les plus durement touchées par le séisme, est né le premier enfant du pays de l'année 2021. Le petit David a non seulement apporté le sourire dans sa famille de quatre personnes, qui après avoir perdu leur maison, réduite en décombres, vit maintenant dans un campement de voitures, mais il a également suscité l'optimisme d'une population affaiblie par les contrecoups continuels et affligée par le bilan humain de la catastrophe, qui s'élève à ce jour à sept morts et plus de trente blessés.

 

L'optimisme de la fraternité

La ville de Sisak est située à un peu plus de vingt kilomètres de Petrinja, l'épicentre du tremblement de terre : ici, rien ou presque n'a été sauvé de la fureur des secousses : la cathédrale et huit églises ont été complètement détruites. Pourtant, la population n'a pas laissé le désespoir prendre le dessus. Le récit du père Ivan Grbesic, curé de l'église de la Visitation, le confirme : «Nous sentons que toute la Croatie est maintenant unie. De nombreuses personnes viennent de toutes les régions du pays pour nous donner un coup de main, pour aider tous les gens qui sont en difficulté. Ce sont des situations difficiles, mais en même temps nous vivons des moments de communion très intenses».

L'Église en première ligne pour aider

L'évêque de Sisak, Mgr Vlado Košić, accompagné par les prêtres de la région, a entrepris un voyage vers les paroisses détruites pour leur apporter réconfort et soutien. «Nous rendons visite - explique le père Grbesic - à des personnes sans domicile qui ont été logées dans des tentes et des gymnases. Nous voulons être proches d'eux et cela vaut beaucoup. Quand je suis entré dans une de ces structures, j'ai vu que les gens étaient très heureux de m'avoir avec eux : ils étaient heureux même ceux qui ne sont pas catholiques ou qui sont loin de la foi. Je me suis senti un peu plus dans les pas de Jésus».

La redécouverte de la foi

Le père Grbesic explique que, paradoxalement, le tremblement de terre a provoqué chez beaucoup une redécouverte de la foi : «Nous devons essayer de lire cette situation comme un signe : le tremblement de terre s'est produit le 28 décembre, le jour de la fête des Saints Innocents Martyrs. Nous prions pour que ces secousses extérieures deviennent des secousses intérieures capables de nous conduire à une conversion totale».

02 janvier 2021, 13:11